Jean-Eudes Gannat : un patriote face à l’anarcho-tyrannie judiciaire

Jean-Eudes Gannat : un patriote face à l’anarcho-tyrannie judiciaire01:31:42

Informations de téléchargement et détails de la vidéo Jean-Eudes Gannat : un patriote face à l’anarcho-tyrannie judiciaire

Auteur :

Ligne Droite • La matinale de Radio Courtoisie

Publié le :

10/11/2025

Vues :

34.3K

Description :

Jean‑Eudes Gannat, porte‑parole du mouvement Chouan.

Transcription vidéo

Orateur 5

Avec vous en ce dimanche soir, c'est exceptionnel sur la chaîne YouTube et sur le compte X de Radio Coursesie et de Ligne Droite.

On est ravis que vous soyez au rendez-vous pour pouvoir discuter pendant un peu plus d'une heure et demie avec Jean-Eude Ganna.

Il va nous expliquer tout ce qui s'est passé dans sa vie ces derniers jours.

les réactions qui ont suivi, les conclusions qu'on peut en tirer sur la vie politique française, sur la liberté d'expression.

Beaucoup, beaucoup de sujets à venir.

Évidemment, ce direct va être ponctué de vos questions.

Je vois que vous êtes déjà très nombreux à nous suivre.

Posez vos questions dans le direct.

Je suis accompagnée de Maëlys Closel.

Si vous avez l'habitude de suivre La Matinale, vous la connaissez déjà.

Journaliste également sur Ligne Droite.

Elle est là pour nous aider à gérer l'afflux des questions.

Écoute, bonsoir Jean-Eude, merci d'être avec nous.

D'habitude, on te reçoit tôt le matin.

Orateur 2

Tout à fait.

Orateur 5

Cette fois-ci, c'est le dimanche soir.

Orateur 2

Merci, en tout cas, quelle que soit l'heure, c'est toujours un plaisir d'être chez vous.

Orateur 5

Plaisir partagé.

On est bien content de t'avoir puisqu'il y a quelques jours, on ne savait pas si tu sortirais de prison.

Alors, est-ce que justement, tu peux commencer peut-être par expliquer aux spectateurs ce qui s'est passé pour toi ces derniers jours ?

Comment est-ce que tu t'es retrouvée en garde à vue pour une vidéo ?

Orateur 2

Alors bien sûr je vais le faire, mais auparavant permettez-moi d'abord d'adresser un immense merci.

Un immense merci à tous les gens qui m'ont soutenu, qui en ont parlé, même des gens auxquels je ne m'attendais pas du tout, même certaines personnalités qui sont passées outre ma réputation paraît-il sulfureuse.

Donc je ne peux pas tous les nommer ici, mais en particulier certains influenceurs qui se reconnaîtront, certaines personnalités politiques comme Marion Maréchal, Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot et d'autres.

Ça a été assez incroyable de voir que de l'extrême droite, de l'extrême giga droite à la droite classique de Yvan Benedetti à CNews, j'ai eu le droit et j'en suis très ravi et je remercie tout le monde.

à un soutien, notamment en premier lieu chez vous, chez Radio Courtoisie.

Merci à vous Liselotte d'avoir courageusement repris le flambeau en vous filmant pour montrer le réel également, en lançant ce hashtag, Montrons le réel, qui a été repris pas mal aujourd'hui.

de ce que j'en ai vu sur Instagram parce que je n'ai pas accès à Twitter.

Mais voilà, merci à tous.

Merci enfin à ceux qui ont donné sur cette cagnotte que des camarades ont créée pour moi.

Ce n'est pas moi qui en suis à l'initiative.

Mais merci infiniment.

J'ai eu des pudeurs à la partager pour être franc.

D'ailleurs, je ne l'ai pas partagée moi-même.

Mais sachez que tout cet argent récolté sera d'une grande utilité.

D'abord pour mes frais de justice liés à cette affaire, mais pour d'autres.

J'ai deux affaires en cassation.

Cette affaire, elle sera peut-être amenée à connaître un appel.

Je viens d'apprendre que j'allais être poursuivi parce que j'ai dit d'un militant antifasciste qui était présent lors d'une agression sur un pauvre petit jeune d'SOS Calvaire, j'ai dit qu'il l'avait tabassé.

Or, il était présent, mais la vidéosurveillance

ne l'identifiant pas formellement, apparemment il va être relaxé, donc voilà, je suis poursuivi pour diffamation pour ça, j'ai divers tracas, divers déplacements militants, enfin bref, cette cagnotte va être utile, utilisée à bon escient, et je vous en remercie vraiment tous infiniment.

Orateur 5

Merci à vous, Jean-Eude, aussi, d'être en première ligne depuis des années.

Et d'ailleurs, j'en profite pour dire que je pense que c'est tout naturel de vous soutenir, déjà parce que vous êtes chroniqueur sur Radio Courtoisie, donc on a l'habitude de défendre ceux qui nous donnent de leur temps et de leur énergie, encore plus quand c'est bénévole et donc de l'engagement sincère et désintéressé.

Et puis voilà, on espère que ceux qui n'ont pas encore suivi l'exemple le feront très bientôt.

Orateur 2

J'espère également.

Et puis enfin, un grand merci, je suis obligé de la nommer, parce qu'elle m'a encore une fois impressionné, à mon épouse, qui a été auditionnée injustement, on y reviendra, et qui après avoir accouché toute seule en 2023, parce que déjà j'étais en garde à vue prolongée à cause d'Éric Bouillard, s'est retrouvée auditionnée et encore seule pour gérer le foyer familial.

Donc merci à elle, tout particulièrement.

Orateur 5

Salut, félicitations Madame Gana et évidemment on reviendra sur la façon dont effectivement cette persécution touche aussi vos proches.

Est-ce que donc vous pourriez rappeler les faits ?

Il y a déjà des auditeurs qui posent des questions notamment sur qui a porté plainte, quel était le procureur en charge de l'affaire et donc merci de poser ces questions parce qu'effectivement elles ont leur importance.

Orateur 2

Alors, ce serait les quatre afghans que j'ai filmés dans cette petite vidéo.

Pour l'anecdote, cette vidéo, c'est quand je suis rentré à la maison, j'ai dit à mon épouse, oh la honte, j'ai fait une vidéo TikTok, j'en fais pas souvent.

J'ai l'impression d'avoir parlé pour ne rien dire.

Mais c'est entre autres Alice Cordier qui m'a incité à investir plus activement mes réseaux sociaux parfois.

Et donc, j'étais très loin de me douter que 48 heures plus tard, cette vidéo serait vue un million trois, je crois, ou même beaucoup plus maintenant.

et surtout qu'elle me coûterait ces 48 heures de garde à vue mais donc ce sont ces quatre afghans qui ont porté plainte dont j'ai appris en garde à vue mais je ne veux pas y croire qu'il serait de nationalité française j'ai beaucoup de mal à y croire car ils sont logés à ma connaissance dans l'ancien hôpital de Segre qui est géré par une association

qui est subventionnée très largement par vos impôts, qui s'appelle France Horizon.

Vous savez, ce genre d'associations desquelles on dit pudiquement qu'elles aident au lien pour les gens exclus de la société, qu'elles aident à la solidarité intergénérationnelle même, je crois, concernant celle-là.

Et en réalité, voilà, elles servent uniquement à nous importer des migrants à la campagne.

Donc je peine à croire que ces gens-là

soit de nationalité française.

Je peine à croire qu'ils aient pu penser à aller porter plainte, parce que c'est pas trop la coutume en Afghanistan, les choses se règlent autrement généralement, qu'ils aient pu penser à aller porter plainte d'eux-mêmes une heure seulement après la diffusion de la vidéo.

Et je peine à croire que le parquet se saisisse aussi rapidement des affaires, puisque Éric Bouillard, il faut le nommer, Éric Bouillard, qui est donc le procureur général à Angers,

tristement connu, a commandé une enquête en flagrance et donc les gendarmes devaient me trouver à tout prix.

Alors comme les gendarmes par chez nous savent que je suis quelqu'un de facilement identifiable et ça vous me trouvez, ils se sont contentés de m'appeler en me demandant quand est-ce que je pouvais venir.

Mais je pense que ce cher procureur eut préféré que je fusse menotté et amené séance tenante.

Orateur 5

Ça aurait fait de très belles images.

Alors justement, on vous appelle, on vous dit rendez-vous au commissariat et je pense qu'on peut ensuite prendre le temps d'expliquer aux auditeurs comment ça s'est passé parce qu'en réalité, pour beaucoup de Français aujourd'hui, la garde à vue...

C'est peut-être quelque chose de courant pour les militants politiques, mais ça reste quelque chose de très abstrait.

C'est le genre de choses qu'on voit dans des séries télévisées ou d'où on entend parler pour des grosses affaires de vrais malfrats.

Généralement, d'ailleurs, on s'offusque que les mécréants ne fassent que de la garde à vue.

Vous, Jean-Eudgana, comment est-ce que ça se passe concrètement quand vous arrivez au commissariat ?

Comment on vous explique qu'on va vous garder, vous mettre en prison pendant au moins les prochaines heures et donc peut-être jusqu'à 48 heures ?

Orateur 2

Alors lorsque je suis arrivé, j'ai été auditionné de manière assez courtoise par les gendarmes, je n'ai rien à redire là-dessus.

Et à l'issue de cette audition, qui a donc porté sur les faits, franchement, reconnaissez-vous avoir fait cette vidéo, reconnaissez-vous l'avoir publiée, etc.

Peu à peu, à la fin de cette audition, il y avait d'autres questions dont mon interlocuteur n'était pas forcément responsable.

J'ai vite compris que ça venait du parquet.

Question relative à ma vie privée, bref.

Et qui ont eu le don de m'agacer, je dois dire.

Et je me suis permis une petite provocation vis-à-vis de M. Bouillard, qui ne manque jamais d'utiliser de son pouvoir.

En demandant qu'est-ce que j'ai bien pu faire au procureur pour qu'il m'en veuille autant.

Aurais-je couché avec son épouse ?

Parce que vraiment, c'est beaucoup.

Orateur 5

Oui, il y en a qui se sont posé la question sur les réseaux sociaux.

Orateur 2

Alors non, je n'ai pas fait ça.

Je n'ai pas fait ça.

Brigitte, si vous m'entendez, chère épouse, si tu m'entends, voilà.

Moi-même, je me pose la question, qu'est-ce qui fait qu'il a autant de griefs ?

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Toujours est-il qu'on arrive, donc on a une première audition, ensuite on me place en cellule et on me dit, voilà, on va appeler le parquet, on va voir ce qu'il en est.

Et à l'issue de ce coup de fil, on m'annonce que je vais passer la nuit en cellule.

Bon, je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, très franchement, encore une fois, des gens ont vécu bien pire que moi, mais une cellule, grosso modo, c'est 6 mètres carrés, je pense, avec des toilettes à la turque, des odeurs pas forcément recommandées, des crottes de nez sur les murs, et voilà, une petite banquette pour faire un somme.

Voilà, et je passe donc la nuit là-bas.

jusqu'à ce que je vois un avocat le jeudi matin jusqu'à ce qu'on m'annonce d'autres auditions et puis bon on reviendra après sur la suite mais voilà en gros ce qui se passe à mon arrivée

Orateur 5

Ce qui est assez impressionnant, c'est que quand on apprend, et donc nous assez rapidement que vous partez en garde à vue, puisque pour la petite histoire, vous êtes donc incarcéré la veille de votre passage hebdomadaire dans notre matinale.

On comprend vite que n'ayant pas de nouvelles, il s'est passé quelque chose.

Orateur 2

Et que je vais encore louper ma matinale.

Orateur 5

Ça n'arrive pas souvent, pour de bonnes raisons généralement.

On se dit, bon, il est parti en garde à vue.

Et là, la grande question, c'est pourquoi ?

Et pendant, je pense, quasiment 24 heures, il y a un moment de sidération où, bien sûr, on réagit malgré tout.

Mais la grande question se pose, pourquoi Jean-Edgana est-il en garde à vue ?

On n'ose pas imaginer que c'est seulement pour une vidéo.

Et donc, d'ailleurs, on vous le confie, il y a certaines personnalités qui ont essayé de se renseigner auprès de nous.

personnalités politiques, médiatiques, qui connaissent donc nos liens professionnels avec Jean-Eudes, qui se sont doutés qu'on avait peut-être un lien privilégié avec son avocat, et qui nous ont demandé « mais comment est-ce possible ?

Est-ce que vous êtes certain qu'il n'y a pas autre chose ?

» Et la réponse, c'était très rapidement celle de l'avocat qui nous a dit « j'ai la confirmation, c'est bien seulement pour cette vidéo ».

Orateur 2

Oui tout à fait et sur les réseaux sociaux j'ai cru voir aussi que certains pensaient que forcément je faisais un petit peu le caliméro, qu'il y avait forcément autre chose et puis ma foi on ne prête qu'aux riches.

Il m'est arrivé d'avoir des ennuis avec la justice parfaitement légitimes d'un point de vue militant mais qui n'étaient pas seulement liés à ce qu'on appelle des délits de presse.

Eh bien si, c'est uniquement pour cette vidéo que j'ai été poursuivi, le parquet ayant considéré que c'était une provocation à la haine raciale en raison de l'ethnie, la nation ou la religion.

Orateur 5

Je profite de ce live parce que le but, c'est aussi de vous répondre, chers spectateurs.

Je vois qu'on a déjà une réaction de beaucoup de monde, mais aussi de Corey Logan, que vous connaissez peut-être et qui explique qu'on est en train de boire du champagne.

Alors non, on est très respectueux des règles.

Et donc, justement, pour ne pas risquer un problème avec l'ARCOM ou autre autorité, figurez-vous que c'est du jus de pomme mélangé avec de l'eau gazeuse.

Voilà, nous sommes des gens corrects.

Par ailleurs, on ne va pas boire pendant une heure et demie.

On essaie de rester très concentrés pour parler de cette affaire.

Mais voilà, on salue Corey Logan et on est ravis de savoir qu'il nous suit.

Il y a des auditeurs qui posent des questions en direct.

Donc, Maëlys, vous en avez peut-être déjà noté quelques-unes.

Orateur 4

Oui, quelques-unes, notamment sur le procureur.

Les auditeurs imaginent que le procureur a fait un choix tout à fait politique.

Jean-Eude, qu'est-ce que vous en pensez ?

Orateur 2

Je pense que même s'il a la réputation d'être sévère, très sévère, voire

Fragile des nerfs, disons, avec tout le monde.

On en joue.

Très clairement, il y a quelque chose de politique.

Il faut savoir que c'est le même procureur qui avait lancé une enquête, pareil pour provocation à la haine, contre un professeur de droite, Frédéric Mortier, qui était un ancien UMP, je crois, passé au Rassemblement National.

Et Frédéric Mortier a été relaxé.

Mais voilà, l'enquête, en fait, très souvent, ce procureur-là donne suite à des plaintes futiles, tandis que nos plaintes, quand nos entreprises sont taguées, attaquées, lorsque nous sommes diffamées, lorsque nous sommes menacées de mort, etc., toutes ces plaintes-là restent lettres mortes.

Il n'hésite pas, en tout cas quand ça concerne des personnalités de droite, à engager des poursuites.

Donc voilà, sans surprise, on peut considérer que ce sont des poursuites éminemment politiques.

Orateur 5

On va poursuivre.

Vous avez mentionné ce grand mot que la justice aime beaucoup, provocation à la haine.

J'aimerais bien qu'on écoute Jean-Yves Le Galou, qui nous a envoyé une réaction.

Il ne pouvait pas être avec nous en direct ce soir, mais il nous a quand même envoyé une réaction.

Il parle de cette anarcho-tyranie, qui est un concept qu'il affectionne particulièrement, puisqu'il en est même à l'origine.

Je vous propose de l'écouter, et puis on en discute ensuite tous ensemble.

Orateur 1

La répression dont Jean Eudes a été victime porte un nom.

Cela s'appelle la narco-tyranie.

Qu'est-ce que c'est que la narco-tyranie ?

C'est un régime où on laisse filer l'invasion migratoire, où on laisse filer la délinquance, mais où, en même temps, on réprime les patriotes, on réprime simplement les hommes ou les femmes qui posent les problèmes, qui posent la réalité, qui mettent la réalité devant les yeux.

Il y a un homme qui incarne parfaitement cette anarcho-tyranie.

Cet homme, c'est le procureur d'Angers, Éric Bouillard.

Figurez-vous qu'il est arrivé à Angers en 2020.

Il a persécuté déjà à différentes reprises Jean Eudes.

Mais dans le même temps, la délinquance dans le Maine-et-Loire a augmenté de 20%.

Et à ce gré de 76%.

Vous entendez bien ?

76% à ce gré.

Alors à ce gré, il n'y a pas seulement un sentiment d'insécurité, il y a aussi une réelle insécurité.

Mais apparemment, ce n'est pas ce qui préoccupe le procureur.

Orateur 5

Je pense que c'est suffisamment clair.

On a effectivement ce deux poids, deux mesures.

Et donc souvent, l'argument qui est utilisé par les juges, c'est cette fameuse incitation à la haine.

C'est cette accusation de racisme.

C'est des plaintes qui reviennent énormément.

Et on a l'impression que c'est la nouvelle carte joker de notre justice aujourd'hui quand on veut attaquer quelqu'un.

Il y a toujours moyen, à un moment ou à un autre quasiment, de trouver une façon de l'accuser d'incitation à la haine ou autre dans ce champ lexical.

Orateur 2

Oui, c'est d'autant plus amusant, je dois dire, c'est un paradoxe historique.

C'est qu'on vit dans un régime qui a fait en sorte de faire reculer la religion catholique, qui prône l'amour du prochain.

Et la religion catholique est désormais assez peu existante dans le débat public, même si elle a tendance à revenir.

Et que donc, on a remplacé l'amour du prochain par l'interdiction de détester, mais uniquement en fonction de critères très politiques.

C'est-à-dire qu'on est dans un régime où officiellement il n'y a pas de morale, un régime de liberté, il n'y a pas de carcan moraux, mais où en réalité, la seule haine que l'on condamne, c'est cette provocation à la haine, au racisme, qu'ils sont bien en peine de définir d'ailleurs, parce que je vois vraiment mal ce qu'il y avait de raciste me concernant dans cette petite vidéo.

Et puis surtout, on se demande...

pourquoi, au nom de quoi il serait interdit de parfois ne pas aimer son prochain en fait.

C'est à dire que même dans les plus grosses théocraties on a le droit de ne pas aimer son prochain donc c'est vraiment absolument délirant et puis c'est le petit jeu que nous ont joué les associations antiracistes depuis les années 60 et puis la gauche et puis la droite est tombée dans le panneau voilà avec les lois, la loi Pleven d'abord et puis ensuite la loi Guesso, toutes les lois mémorielles, toutes les dispositions antiracistes qui baillonnent en réalité

nos concitoyens, qui font que même au travail, même parfois en famille ou dans la rue, on s'abstient de dire ce que l'on pense et on s'abstient même de dire ce que l'on voit parce qu'on sait que l'on peut risquer d'être poursuivi pour cela.

C'est ce qui m'est arrivé.

C'est ce qui est arrivé à d'autres dans des proportions d'ailleurs bien plus spectaculaires, bien plus graves.

Je pense notamment à certains historiens ou à certains hommes politiques pour parfois débroutir.

Orateur 5

Il y a un point intéressant, c'est que cette attaque à votre rencontre, Jean-Luc Gana, elle a dépassé la manche, puisqu'on a rapidement alerté Tommy Robinson sur ce qui se passait.

On savait que ça allait le toucher, puisque lui-même a vécu ce type de répression.

Il est allé en prison et donc il a réagi.

Et effectivement, il y a ensuite beaucoup d'Anglo-Saxons

qui nous écrivait sur les réseaux sociaux en nous disant « mais ça y est, voilà, arrive en France ce que nous, on subit déjà depuis des années en Angleterre ».

Et je pense que c'est une bonne façon de rappeler aux gens l'importance de se mobiliser pour enrayer la machine.

C'est-à-dire que si on ne fait rien maintenant, si nos hommes et nos femmes politiques ne se mobilisent pas sur le sujet et ne tentent pas justement de renverser ce pouvoir qui est complètement déréglé,

On va se retrouver comme en Angleterre, où en ce moment, par ailleurs, ils vont arrêter des gens chez eux pour ce type de délit-là, parce qu'en fait, ils ont choisi de montrer ce qui se passait dans la rue.

C'est-à-dire que c'est quelque chose d'extrêmement réel.

On n'est pas dans de la fiction, ce n'est pas de l'abstrait.

C'est complètement dystopique, ça, je vous le concède, mais c'est profondément réel.

Orateur 2

Tout à fait, et nos auditeurs ont bien vu comment ont été réprimées les émeutes anglaises, bien pire que nos gilets jaunes finalement, avec des places de prison libérées de leurs occupants délinquants, islamistes ou autres, afin que l'on puisse y mettre des manifestants contre l'immigration, au nom de cette fameuse provocation à la haine, de ce délit qu'il faut...

urgentement, je dis bien urgentement, supprimés.

Et il est clair qu'il faut se mobiliser.

Cette petite opération, Liselotte, que vous avez montée et qui semble fonctionner, hashtag montrons le réel, est l'un des moyens privilégiés actuellement, en surfant un peu sur la vague, de lutter contre ce carcan, ce terrorisme intellectuel ?

Et d'une manière plus générale, il faut arrêter les pudeurs de Gazelle, vraiment.

Lorsque quelqu'un, quel qu'il soit, même le skinhead le plus débile du Nord-Pas-de-Calais se retrouve arrêté pour provocation à la haine alors qu'il n'a tapé personne, il faut le soutenir.

Il faut le soutenir parce que si ce n'est pas lui, demain ce sera vous, tout simplement.

Et là-dessus, il faut vraiment même des gens avec lesquels on n'est pas d'accord, même des gens qui disent des choses qui peuvent sembler horribles, que sais-je, même des historiens controversés.

On ne peut pas se permettre de détourner le regard, parce que sinon, c'est le petit français de la campagne que je suis, qui se contentant de constater la présence d'Afghans au fin fond d'une ville du Ménéloir, d'une toute petite ville, qui se retrouve...

en garde à vue et se mobiliser ce n'est pas seulement pour se protéger soi c'est aussi que ça peut avoir un impact très franchement je pense que sans votre mobilisation à tous nous serions passés en comparution immédiate et lorsque je vois les réquisitions du parquet

qui finalement n'a pas voulu la comparution immédiate.

Au dernier moment, ils ont dit on va en fait le placer sous contrôle judiciaire.

Quand je vois la sévérité des réquisitions du parquet pour le contrôle judiciaire, je n'ose imaginer ce qu'ils auraient pu demander si jamais nous étions passés en comparution immédiate.

Pour information, la dernière fois que j'ai eu affaire à M. Bouillard et que nous étions en procès au moment des émeutes pour Naël et que le juge nous a demandé est-ce que vous préférez passer en comparution immédiate ou un report ?

Le juge nous a dit si jamais vous demandez un report, sachez que le procureur demande à ce que vous soyez placé en prison en attendant.

Donc voilà, on est face à quelqu'un qui est un petit peu énervé.

Et donc sachez que votre mobilisation a payé et qu'il ne faut rien laisser passer.

Ne jamais oublier que les salopards, pardon pour la vulgarité, ce sont eux.

que le poison c'est eux et que vous, vous pouvez être l'antidote pourvu que vous vous preniez en main et que vous rejoigniez la vague de ceux qui se battent.

Orateur 5

Je pense qu'on peut revenir sur ce mouvement qu'on a essayé de lancer.

Dans un premier temps, c'est très simple.

On a appris, j'ai dit avec la rédaction de Ligne droite, que Jean-Luc Gana partait en garde à vue.

J'y ai réfléchi toute la nuit.

Je me suis dit, mais en fait, ce n'est pas possible.

On ne peut pas se contenter de lui adresser un message de soutien à l'antenne.

C'est déjà bien.

Je pense que ça demanderait beaucoup de courage à d'autres.

Pour nous, c'était assez naturel.

Quoi faire de plus ?

Et ensuite, je me suis dit, mais en fait...

Il y a évidemment ma conscience journalistique, on y reviendra, mon intérêt pour la liberté d'expression, celle d'informer qui est essentielle, mais il y a aussi cette conscience de simple française, je pense qu'elle habite beaucoup d'entre vous, on se dit mais en fait il y a quelqu'un qui part en prison pour quelque chose d'injuste,

demain ça pourrait être moi et là on se dit bah tiens oui et si en fait c'était pas moi et si on était des milliers et si on était des millions à faire la même chose est-ce que vraiment ils nous mettraient tous en garde à vue et en fait je pense que ce qui s'est passé je m'avance peut-être mais c'est aussi la mise en lumière de l'absurdité de la situation c'est-à-dire qu'il y a peut-être quelques juges qui ont regardé ça qui étaient peut-être même pas impliqués dans cette affaire mais qui se sont dit ouais en fait ça va être chaud parce que si demain on se retrouve à avoir jugé des milliers de personnes simplement parce qu'ils ont posté des vidéos

déjà dans la presse à l'international ça fout mal ça donne pas une super image du pays alors qu'on veut quand même se présenter comme une espèce de rêve démocratique et puis par ailleurs dans tous les cas techniquement parlant c'est impossible et donc je pense qu'il faut vraiment qu'on joue sur cette force du nombre aujourd'hui

On nous fait croire que la société française est extrêmement fracturée.

C'est vrai en partie.

On a des élites qui sont vraiment déconnectées.

On a une partie de la population qui n'est pas du tout intégrée à notre mode de vie et qui n'est même pas intégrée à notre conception de l'identité.

Néanmoins, on est quand même une grande majorité à être assez... à discerner les problèmes qu'on vit au quotidien.

Parce qu'en fait, il suffit de se lever le matin et de se dire « Qu'est-ce que je vais encore voir aujourd'hui ?

Je vais voir des Afghans près de mon supermarché.

Je vais m'inquiéter parce que ma fille prend le bus ou le métro toute seule.

Moi, en fait, je vais devoir aller au marché et puis je me sens pas chez moi et en fait, ça parle même plus français.

»

et donc je pense que si déjà on recrée du lien entre les français en partageant ce qu'on vit ça fait du bien tout simplement parce qu'il y a beaucoup de français aussi qui se sentent isolés qui subissent ça et qui juste vont se sentir moins seuls et puis par ailleurs on va retrouver cette dynamique du non bon vas-y en fait il n'y a pas de raison on est 80% de la population on pense la même chose en fait il n'y a pas de raison qu'on se laisse faire il n'y a pas de raison qu'on nous empêche de partager cette idée quand on dit comme ça c'est assez aberrant donc c'est pour ça j'en profite pour vous

Pour vous le répéter, on a lancé ce mouvement « Montrons le réel ».

C'est notre droit le plus strict.

On reviendra ensuite sur tous les enjeux en termes de liberté d'expression, parce que c'est essentiel.

Moi, j'invite tout le monde à partager ce réel, à la fois pour se ressouder, recréer du lien et ne plus porter ce poids-là seul, mais aussi pour montrer que nous sommes réellement une vague.

Nous sommes des milliers, même des millions en France.

Il serait temps de le rappeler et qu'on fasse comprendre à nos dirigeants qu'ils ne peuvent pas agir impunément sans prendre en considération la majorité de la population.

Orateur 2

Cette majorité qui est, rappelons-le, la population autochtone.

En fait, ce qui est totalement délirant dans la situation que nous vivons aujourd'hui, c'est que ce que nos dirigeants ont exprimé,

par cette procédure.

Là, en tout cas, cette procédure révèle ce que pensent vraiment nos dirigeants, à savoir un mépris profond des autochtones.

Et l'interdiction qui est faite aux autochtones de réaliser que d'autochtones qu'ils sont majoritaires, eh bien, ils vont passer à autochtones minoritaires.

Et ça, nous le refusons.

Donc,

Je suis désolé si ceci racialise le débat, mais vous qui nous écoutez ou vous qui peut-être allez envoyer cette émission à vos grands-pères ou à vos grands-mères ou à des proches qui sont sans doute moins à droite que vous, faites-leur comprendre qu'il y a hélas une question ethnique qui se pose en France et que ce n'est pas nous les autochtones qui l'avons voulu, au contraire, ce sont des dirigeants qui nous ont imposé cette question en faisant rentrer dans notre réel

des peuples entiers, j'allais dire des populations, mais non, des peuples entiers.

Il y avait, je crois, 1500 Afghans il y a 20 ans en France.

Aujourd'hui, il y en a 100 000.

Orateur 5

100 000 !

Alors que la France est la première à être très critique, justement, sur la politique et les mentalités en Afghanistan.

Tous les jours, il y a des reportages qui sortent sur les femmes afghanes, la façon dont elles vivent, la répression là-bas.

C'est quand même hallucinant qu'il n'y ait à aucun moment un lien qui soit fait entre leurs conditions de vie là-bas qu'on est en train d'importer en France.

Orateur 2

Bien sûr.

Et nous, en tout cas, nous concernant à ce gré, les réfugiés afghans que nous voyons sont tous des hommes.

Ils sont tous des hommes.

Et comme je doute qu'ils échangent d'opinion sur le traitement des femmes, j'invite nos camarades de lutte féministe de gauche à s'interroger un petit peu sur ce que ça peut donner le jour où elles vont se retrouver non plus au milieu de 100 000 Afghans, mais de peut-être 3 ou 4 millions.

Orateur 5

Sur la liberté d'expression, tout ce qu'on est en train de dépeindre, je pense qu'encore une fois, il est bon de rappeler que c'est simplement du bon sens et la constatation du réel.

On le sait, surtout à Radio Courtoisie, puisque c'est l'une des missions qu'on se fixe, on essaie justement d'apporter une liberté de ton, une analyse que vous n'entendez pas ailleurs, pour la simple et bonne raison qu'aujourd'hui, la sphère médiatique française est complètement alourdie de tabous et d'idéologies.

Je pense qu'il est temps aussi de retrouver une information du réel, une information qui peut être citoyenne.

On voit la façon dont les réseaux sociaux peuvent y contribuer.

Donc là, j'en arrive justement à parler de ce que je disais tout à l'heure, c'est ma conscience aussi de journaliste.

Je pense qu'il faut que chacun...

puisse reprendre en main cette information, à la fois en sélectionnant de vrais canaux, en arrêtant de donner du crédit et de l'audience à ceux qui nous bassinent à longueur de temps avec de l'idéologie, mais aussi en se faisant acteur de la façon dont l'information peut circuler.

Et la première des choses, la base de la base, c'est parler, communiquer sur ce qu'on vit au quotidien, encore une fois, ce que chacun expérimente dans la vie réelle,

Celle qui se trouve bien loin, justement, des bureaux parisiens de nos grands médias.

Je n'ai pas besoin de les citer.

Je pense que vous savez tous, quand je dis ça, vous avez tous des noms qui vous viennent en tête.

Orateur 2

Et interpeller les responsables politiques.

Parce que je veux un petit peu les dédouaner, pour une fois.

Attention, une fois n'est pas coutume.

Ça me va. Disons qu'on peut leur reprocher d'être déconnectés, etc.

On peut leur reprocher d'être lâches.

On peut leur reprocher beaucoup de choses.

Mais je pense qu'il faut réaliser qu'ils vivent dans un monde qui est autre et qu'ils n'en sont pas totalement responsables.

Leur métier, c'est d'être à Paris, de faire le tour des médias, d'aller à l'Assemblée nationale, etc.

Et que forcément, comme ils entendent des critiques parfois de la base, comme ils les lisent sur les réseaux sociaux,

Comme ils sont parfois interpellés de manière trop brutale, il paraît que je manque de douceur vis-à-vis d'eux, ils n'ont pas envie de se solidariser avec les militants de terrain ou les influenceurs de droite ou les militants identitaires, nationalistes, etc.

S'ils recevaient des lettres bienveillantes de la part d'auditeurs lambda de Radio Courtoisie, de gens qui ne sont pas aussi marqués politiquement que moi, peut-être cela pourrait-il contribuer à casser un petit peu ce cordon sanitaire qu'il y a entre leur base, leur base militante et électorale ?

Et eux, parce que la réalité fait qu'il y a un cordon sanitaire entre un dirigeant de parti politique de droite et sa base.

C'est fou, mais c'est comme ça.

Et si on veut réussir à faire avancer nos idées et à faire en sorte que le réel soit montré et dénoncé, dans ces aspects les plus dramatiques comme ceux dont nous venons de parler, eh bien encore faut-il qu'on donne les bonnes armes et les bonnes informations à nos représentants politiques.

Orateur 5

Oui.

Cela dit, je pense qu'il y a quand même un... Il est quand même temps qu'ils réalisent que ce n'est pas toxique, justement, de défendre ces lanceurs d'alerte.

Parce qu'en réalité, c'est très complémentaire du travail politique.

Le...

travail d'information, le militantisme de terrain que vous effectuez, Jean-Eude, c'est le genre de choses, justement, que ne peuvent pas se permettre des élus politiques.

Et ils le savent.

Aujourd'hui, la gauche a exactement cette stratégie.

Ça fonctionne très bien.

Les élus politiques, comme Raphaël Arnault, qui d'ailleurs était lui-même avant militant...

pour une fois de plus revenir sur ses hauts faits, mais j'ai même pas envie de lui faire de publicité.

Donc voilà, il y a un lien extrêmement étroit entre milieu politique, milieu militant, milieu associatif, et les élus n'ont aucun complexe à justement s'appuyer sur cette base, à travailler avec elle, et en tout cas à la soutenir de leur corps s'il le faut.

Et donc je pense que

on n'est pas obligé de tout singer de ce que la gauche fait.

Néanmoins, il y a quand même matière à réflexion là-dessus.

Et d'ailleurs, on voit que dans d'autres pays européens, ou même, par exemple, aux États-Unis, puisque ça fait fantasmer beaucoup de nos représentants politiques, cette victoire de Trump, cet élan qu'il a pris, ça ne s'est pas fait, justement, sans les médias alternatifs, les associations, les lanceurs d'alerte, dire...

Donald Trump a intégré à sa campagne des personnalités comme Charlie Kirk, par exemple, qui n'était pas du tout justement un politique.

Et là-dessus, il y a vraiment un gros travail à faire, parce que la France est à la traîne, en tout cas la droite française est à la traîne.

Orateur 2

Et parfois, pour des questions idéologiques, très clairement, mais aussi parfois pour de simples questions d'égo.

Parce que la réalité, c'est que beaucoup des influenceurs ou des militants de terrain n'ont pas de divergence idéologique énorme avec les dirigeants de partis politiques.

Bon...

Ce n'est pas mon cas, je pense que j'en ai plus que la moyenne avec eux.

Mais bien souvent, ils veulent conserver ce cordon sanitaire parce qu'ils ont été critiqués sur tel réseau social, parce qu'ils n'ont pas aimé l'attitude d'un tel ou l'appel à voter d'un autre, pour un autre, etc.

Et on perd du temps pour vraiment des querelles de personnes différentes.

Vraiment dommage.

Alors peut-être est-ce cette spécificité gauloise qui déjà fit perdre nos aïeux à Alésia.

Mais il y a des spécificités gauloises dont on ferait bien de se défaire de temps en temps.

Je suis vraiment dans la déconstruction ce soir.

Orateur 4

Oui, puis il y a aussi le candidaton, puisque forcément on l'a vu avec Marine Le Pen notamment, qui a voulu tellement se rapprocher du système qu'elle en est aujourd'hui évincée, notamment avec les affaires des attachés parlementaires.

Donc je pense aussi que ces élus, non seulement certains manquent de courage, bon là cette fois on peut leur quand même saluer le courage notamment de Marion Maréchal et ceux que vous avez cités,

Orateur 5

qu'on ne citera pas tous pour ne pas les mettre dans l'oeil du cyclone je m'en suis notée parce que je pars du principe que s'ils l'ont fait ouvertement c'est que du coup c'est plus du soutien tacite ou bien même en coulisses

Mais donc on a Florian Philippot qui a réagi, Marie-Marie Schall, Anne Sicard, Thibault Meunier, Nicolas Dupont-Aignan.

Donc ça, c'est plutôt pour la sphère politique.

Orateur 2

Eric Zemmour aussi.

Orateur 5

Pierre Romain Thionnet.

Eric Zemmour qui a eu du mal à vous nommer, mais quand même... Un militant identitaire, voilà.

Orateur 4

Il n'y a pas eu le temps de j'arrêter.

C'est compliqué à écrire, je pense.

Orateur 5

On salue quand même l'initiative, c'est courageux de sa part et en personnalité médiatique aussi.

Et là encore, c'est intéressant parce qu'on voit que c'est des gens qui peuvent avoir des...

de vrais désaccords avec vous, mais on a Arthur de Vatrigan, Mathieu Bocoté, John de Lorraine, Marguerite Stern, qui s'est énormément mobilisée d'ailleurs, on la remercie pour le mouvement Montrons le Réel, elle a partagé énormément de vidéos, elle a relié tous nos contenus, donc vraiment, un grand merci à elle, à Renaud Camus, Laurent Oberton,

Orateur 2

Plein d'autres, Julien Rochdy, Alice Cordier, on ne pourra pas tous les nommer mais sachez que si nous nous en oublions ce soir, j'en suis profondément désolé.

J'ai essayé d'écrire à beaucoup d'entre eux ou d'écrire à leurs proches pour leur faire savoir ma reconnaissance et parfois même ma surprise.

Et si certains n'ont pas reçu de message ou de remerciement, sachez que même si j'ai oublié de l'exprimer ou si mon message ne vous est pas parvenu, j'ai eu une pensée pour vous tout à fait amicale.

Voilà, qui que vous soyez.

Orateur 5

On a une question que je vous pose, Jean-Luc, parce qu'elle est beaucoup revenue.

Pas mal de gens qui vous suivent sur les réseaux sociaux suggéraient d'attaquer le procureur en justice.

Est-ce que vous y avez pensé ?

Est-ce que vous avez interrogé votre avocat à ce propos ?

Orateur 2

Eh bien, restez connectés comme on dit parce qu'il est fortement en question que la chose soit faite.

J'ai eu encore au téléphone tout à l'heure un éminent député européen que je ne citerai pas, un monstre sacré de la politique française, vraiment on peut le dire.

qui fut compagnon de route de Jean-Marie Le Pen fort longtemps et qui m'a appelé en ce sens en me demandant des détails.

Mon avocat étudie cette question également et je pense qu'il serait de salubrité publique que de faire sauter M. Bouillard.

Des procédures existent qu'on peut faire.

qu'on peut lancer et je pense qu'on va la faire et la cagnotte servira entre autres à cela parce que la meilleure défense c'est l'attaque et que là il est grand temps que la peur change de camp très clairement donc chers amis sachez que donner sur cette cagnotte ce sera aussi pour mettre un

Je vous laisse mettre le mot à ma place, mais voilà, hors de nuisance, hors service.

Orateur 5

Chacun pourra compléter, mais ce n'est pas un appel et une incitation à la haine.

On vous invite à rester courtois, évidemment, puisque nous sommes sur ligne droite et donc radio courtoisie.

En tout cas, on les salue tous et ça fait écho à ce que disait Mathieu Bocoté, c'est méfiez-vous, mobilisez-vous parce que ce qui arrive aujourd'hui aux militants de terrain pourrait bien arriver demain à des personnalités politiques ou des journalistes.

Orateur 2

C'est d'ailleurs déjà le cas.

C'est déjà plus ou moins le cas.

Il est déjà très tard parce que Marine Le Pen a été attaquée plusieurs fois pour des propos, elle a été relaxée souvent, mais Zemmour en a fait les frais quand même de manière spectaculaire.

Et quand on voit ce qui arrive en Angleterre, quand on voit ce qui arrive à l'AFD en Allemagne, l'AFD c'est vraiment l'équivalent du Rassemblement National en Allemagne.

Ce n'est pas Tommy Robinson qu'on pourrait considérer comme un vulgaire hooligan.

Ce qui n'est pas mon gain, mais on se comprend.

Quand on voit ce qui arrive à l'AFD, il y a fort à craindre que la chose puisse arriver au Rassemblement National.

Et c'est pourquoi, je le répète...

lorsque certains se sont abstenus de réagir pour l'incarcération de tels historiens, pour la dissolution de tels partis politiques grecs, notamment Obdoré.

On pouvait penser ce qu'on voulait d'Obdoré.

La procédure contre Obdoré, il faut s'y être un peu penché, mais elle était scandaleuse.

Et même beaucoup de juges de gauche en Grèce étaient persuadés que Obdoré ne serait pas dissous, etc.

Donc voilà, on ne peut pas rester silencieux parce que le suivant, ça peut être vous.

Et pas seulement parce que vous êtes filmé sur les réseaux sociaux, même pour un tweet anonyme et puis demain pour la moindre blague de bistrot.

Orateur 5

Oui, c'est ça.

On voit la façon dont ça peut très, très rapidement s'étendre, puisque d'ailleurs, on est aussi face à des juges ou des procureurs ou des élus qui n'hésitent pas à modifier la loi ou à agir à coup de jurisprudence pour pouvoir, justement, modifier les choses à leur guise et surtout selon leur idéologie.

Je vous avoue que même moi, en tant que journaliste, quand j'ai fait ma vidéo, c'était donc jeudi après-midi, je me suis dit, et je me dis encore, si ça se trouve, demain matin, je serai en garde à vue parce que j'ai lancé un hashtag et que j'ai fait exactement la même chose que Jean-Luc Gana.

Ce serait gravissime et je ne leur souhaite réellement pas de faire cette erreur parce que dans ces cas-là, mettre une journaliste en prison pour des vidéos, je pense que là, on arriverait à un stade où vraiment ça provoquerait quelque chose d'encore plus monstrueux.

Orateur 2

Vous n'avez pas envie d'aller dormir avec Dabia Benkired ?

Orateur 5

Alors non, pas avec elle.

J'ai déjà expérimenté la garde à vue, ça m'a suffi.

Mais s'il faut le refaire, on le refera.

C'est ce que je disais dans la vidéo.

Je pense qu'il y a beaucoup de Français qui, de toute façon, et je pense que c'est quelque chose que vous devez ressentir aussi, parce qu'il faut quitter Paris généralement pour ressentir ça.

Il y a beaucoup de Français de la vraie France, de celles qui, justement, subissent les Afghans contre son supermarché.

qui, en fait, en a tellement marre qu'on arrive à un point de non-retour.

En fait, il faut que les choses changent maintenant, parce que sinon, vraiment, on va passer dans une société qui bascule.

Il y a beaucoup de Français qui disent, mais en fait, allons-y, et puis, en fait, advienne que pourra.

Et ça en dit long sur les mentalités.

Orateur 2

Et moi qui ne suis quand même pas très connu, disons-le, j'ai été reconnu dans Angers tout de suite à la sortie du tribunal par des gens que je ne connaissais ni Neve ni Nadan, qui n'étaient issus d'aucun réseau militant, associatif, etc., qui m'ont dit qu'ils me soutenaient, donc c'était très étonnant.

Hier, en pleine campagne, dans un super U, pas au Leclerc, parce que je suis interdit du Leclerc de se gré, contrairement aux Afghans, qui ont le droit.

Orateur 5

Oui, mais ils sont français apparemment.

Orateur 2

Oui, c'est vrai.

Vous savez, c'est encore la persécution de la France enracinée qui travaille au profit de la France racisée qui fait la manche en tenue traditionnelle.

Bref.

Et hier, j'ai croisé dans un super U des gens qui, je voyais qu'ils me regardaient bizarrement et qui m'ont dit mais c'était vous devant le Leclerc de Segret.

Bravo, il y en a marre.

Orateur 5

On se demande bien qui va pouvoir... C'est toi, c'est quand même magique.

C'était vous devant le Leclerc.

Orateur 2

On dirait un monde col. Pas celui qui était assis, celui qui passait avec son téléphone.

Comment est votre blanquette ?

et ces gens-là m'ont dit et ça m'arrive quand même assez régulièrement il y en a marre on pense que les élections ne changeront rien et qu'il faut véritablement que ça pète voilà et donc moi je ne souhaite pas particulièrement que ça pète j'ai trois enfants je préférais que les choses se passent en douceur c'est peut-être bien de le rappeler parce qu'il y a beaucoup de gens qui se disent bon vivement la guerre civile en fait il ne faut pas souhaiter une guerre civile je pense il y a

Mais je pense que ces gens-là qui sont désespérés et qui se sentent seuls aussi d'un point de vue militant, nous on est engagés dans des radios, dans des groupes militants, etc.

Ces gens-là, ils ne souhaitent pas tellement connaître une guerre, c'est seulement qu'ils pensent que c'est la seule solution.

Et plus le temps court, plus le temps file, plus la démographie galope, or vous savez la démocratie c'est la démographie ou vice-versa, et bien plus la chance d'une victoire électorale s'amenuise.

Et une victoire électorale, ce n'est pas non plus... Voilà, tout dépend ce qu'on en fait.

Or, on a eu Sarkozy en 2007 et il est fort à craindre, sans vouloir offenser les représentants du camp national, mais il est fort à craindre qu'il provoque de fortes déceptions en arrivant au pouvoir.

Donc, il faut les soutenir massivement, voter pour eux, mais il faut avoir un soutien quand même très critique et être capable de leur rappeler pourquoi nous voulons qu'ils soient élus.

Orateur 5

C'est le sens de la démocratie, finalement.

On est en train juste de reposer les bases.

Orateur 2

Tout à fait.

Et on ne leur doit rien.

Parce que parfois, quand vous rencontrez des personnalités politiques de premier plan, elles vous disent oui, mais vous nous critiquez sur tel ou tel aspect.

On ne vous doit rien.

Vous avez été élus.

C'est vous qui nous devez quelque chose, et même si les choses doivent se passer dans le respect élémentaire, n'oubliez jamais que la roche tarpéenne est à deux pas du Capitole, et que demain, si nous cessons de voter pour vous, vous disparaissez, tout simplement.

Donc tenez vos promesses de grâce.

Orateur 5

Merci pour cet appel, Jean-Luc.

On a une question de spectateur en direct.

Je vous rappelle que c'est aussi le but de ce direct, c'est de faire un question-réponse.

Donc, posez vos questions.

C'est l'occasion d'avoir une réponse directe de Jean-Luc Gana.

Et profitez-en, puisque comme il l'a rappelé, il est banni de X. Donc...

C'est le moment de pouvoir lui parler en direct et de l'interpeller.

Ensuite, ça sera un peu plus rare.

Il continuera, Dieu merci, ses chroniques chez nous de façon hebdomadaire, mais c'est beaucoup plus condensé et vous ne pourrez pas autant discuter.

Et j'en profite pour vous remercier d'être autant à nous suivre, d'ailleurs.

Donc, question, ne pensez-vous pas que l'affaire Ghana s'inscrit dans une volonté plus vaste de reprise en main et de censure des réseaux sociaux ?

Orateur 2

Si, c'est évident.

Je fais parfois un petit parallèle qui ne vaut que ce qu'il vaut, parce que les analogies historiques ne sont jamais des sciences exactes.

Mais vous savez, à la mort de Staline, l'URSS a connu durant cinq années à peu près une libéralisation du régime.

C'était la déstalinisation, on a pu s'exprimer un peu plus, on a pu croire qu'une aire de liberté allait souffler sur l'URSS.

Et grâce à ce souffle de liberté,

La population a très vite cessé de croire, elle n'y croyait déjà pas beaucoup, mais dans les promesses du communisme.

Et les élites elles-mêmes, les tenants du système, se sont peu à peu détournés des croyances communistes.

En fait, tout le monde a très vite compris, après la mort de Staline, quand les langues se sont déliées, tout le monde a vu, a montré les réels et a pu comprendre que les lendemains qui chantent, ce n'était pas pour tout de suite.

Et en fait, il y a eu une reprise en main du système après.

Et donc, dans les années à partir de 60, 65, jusqu'à la fin de l'URSS, le système s'est quand même à nouveau redurci.

Et les goulags ont recommencé à se remplir et la censure a frappé plus fort, etc.

Eh bien, je pense que nous sommes, peu ou prou, dans la même séquence historique, si vous me permettez ce parallèle.

L'essor d'Internet nous a permis...

une grande liberté d'expression.

L'essor d'Internet nous a permis de voir qu'en France, les deux sites qui ont le mieux fonctionné politiquement durant des années, je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui, c'était Égalité, Réconciliation et F2Souches.

Donc voilà, qui sont pourtant deux mouvances radicales antagonistes, on peut le dire, mais du camp patriote.

Et qu'on a pensé, voilà, là, tout à coup, que ça y est, on allait tout pouvoir dire, qu'on allait pouvoir convaincre un maximum de gens, etc.

Bon.

De fait, ça a aidé la population française à comprendre un certain nombre de choses et puis le réel s'empirant, les gens se sont radicalisés.

Mais là, il y a en effet une forme de reprise en main, c'est-à-dire qu'avec la loi Avia, avec d'autres lois de régulation des contenus, toujours sous prétexte d'antiterrorisme,

Orateur 5

C'est toujours avec de bonnes intentions qu'on présente ça.

Au moment des Jeux Olympiques, les caméras dans les rues, c'est pour vous protéger.

Les policiers à chaque camp de rue, c'est pour vous protéger.

On entend, mais il y a quand même un changement du paysage sécuritaire qui est ingrédible.

C'est-à-dire qu'on ne s'est jamais autant fait planter dans la rue.

On n'est jamais aussi surveillé que...

Orateur 2

Je crois que c'est vous que j'ai entendu parler de... Je crois que vous citiez Camus en disant on est en train de sécuriser l'enfer.

Orateur 5

Oui, c'est Renaud Camus qui dit effectivement on ne veut pas sécuriser l'enfer, juste on ne veut pas de l'enfer.

Orateur 2

Voilà, donc ils sont en train de reprendre un petit peu ça en main.

Il ne faut pas s'inquiéter, il ne faut pas craindre les gardes à vue, franchement on s'en remet très bien.

Il ne faut même pas craindre les condamnations parce que de toute façon si on a la prétention d'être patriote,

On ne peut pas imaginer qu'il suffira seulement de glisser un bulletin dans l'urne tous les cinq ans pour sauver notre pays.

Donc peut-être, peut-être que cela peut demander des sacrifices.

Eh bien, je peux vous assurer qu'on les fait le cœur joyeux lorsqu'on les fait et que même entre quatre murs, on se sent beaucoup plus libre que les gens qui sont censés nous surveiller.

Voilà, en tout cas, c'est mon cas.

J'ai pu en cellule refaire tout mon répertoire de Brassens, un petit peu de Grégorien.

On sait que vous jantez bien Brassens.

À la grande surprise de mes geôliers parfois, je pense.

Et puis après, quand on était dans le tribunal, vous savez, il y a des cellules côte à côte.

Bon, la population est comme vous l'imaginez, donc il y avait des mecs, ouais, j'en ai plus, enfin bref, en train de dire des horreurs, des grossièretés et tout, qui ont dû être un peu surprises de ma gaieté lyrique.

Mais voilà, tout ça pour vous dire qu'une garde à vue, c'est pas un drame et qu'on s'y sent bien plus libre, encore une fois, que tous les gens qui passent leur existence à nous brimer.

Orateur 5

Oui, parce que la liberté intellectuelle aujourd'hui n'a pas de prix.

Il y a donc d'autres questions directes, certaines de fond, d'autres un peu plus simples.

Donc rapidement, il y a un des spectateurs qui vous demande si vous comptez reprendre votre podcast ou écrire des livres militants.

Orateur 2

Je présente mes excuses aux auditeurs, je suis à la fois un peu inconstant, il est vrai, mais aussi très pris.

Et ça explique que mon podcast n'est pas repris malgré des tentatives, tentatives avortées pour des raisons techniques aussi parfois.

Orateur 5

Oui, ils peuvent vous écouter 10 minutes par semaine sur ligne droite, je le rappelle.

C'est vrai, c'est vrai.

Orateur 2

Il est jeudi matin.

Voilà, et j'aimerais reprendre un podcast, il en a été question d'ailleurs en collaboration avec Radio Courtoisie,

voilà si disons que si beaucoup de choses seraient plus simples s'il y a un héritier un riche cimentier qui veut me faire hériter de sa fortune ici et me permettre de me consacrer à plein temps à mes idées politiques et à notre combat surtout et bien tout cela serait plus facile donc voilà je lance un appel aux riches héritiers mais là pour le moment le podcast c'est difficile j'ai un emploi du temps qui ne me permet pas ou alors je suis mal organisé peut-être un peu des deux mais pas tout de suite mais un jour un jour viendra voilà

Orateur 5

Quel angle d'attaque conseiller au peuple pour reprendre le contrôle de notre pays ?

Et ça rejoint une autre question, plus ou moins, qui demandait comment est-ce que les Français peuvent concrètement s'organiser pour faire face à la situation ?

Orateur 2

Alors, selon leur âge, leurs compétences, leurs moyens financiers, leurs occupations professionnelles, etc., il y a une multitude de moyens.

Il y a bien sûr le fait de s'engager localement dans son village, dans son association, dans l'association, dans le comité des fêtes, dans plein de choses, c'est-à-dire en fait de prendre des rôles dans la société, des responsabilités,

Il y a une série de podcasts de Victor Robert qui s'appelle l'école des chefs, je crois, où Victor explique que quand on prend des rôles dans la société, on peut avoir une véritable influence et qui nous exhorte à la bonne manière de le faire.

Ça peut être à l'école, ça peut être de moultes manières, ça peut être en créant des locaux associatifs, ça peut être en faisant des dons à des organisations militantes, à des journaux.

Ça peut être en militant sur les réseaux sociaux, mais ça ne suffira jamais.

Je crois vraiment au concret et au contact humain.

Orateur 5

Surtout quand on voit que les réseaux sociaux, selon l'un ou l'autre de nos dirigeants politiques, ça peut sauter du jour au lendemain.

Vous pouvez vous retrouver censuré ou même on peut avoir un réseau social qui saute.

On a vu qu'à l'époque, on ne savait même pas si on allait garder Telegram ou pas, par exemple.

C'est vrai que je pense que se réinscrire une fois de plus dans le réel, dans l'engagement de terrain, c'est important.

Orateur 2

Vous pouvez, parce que c'est une question qu'on me pose souvent et mes réponses me déçoivent moi-même.

Donc vous pouvez évidemment vous présenter à des élections locales.

Orateur 5

J'allais vous le dire, il y a quelqu'un qui n'arrête pas de vous dire, est-ce que vous ne pourriez pas vous présenter pour être maire ?

Orateur 1

Oui.

Orateur 2

Écoutez, je compte continuer à me présenter à des élections locales.

Donc voilà, ces choses-là vont venir assez rapidement, ce type d'annonce.

Mais la personne qui pose la question, je suis sûr, peut le faire également de son côté et doit le faire.

Orateur 5

Ou se mettre sur une liste au moins, parce que je sais que...

Il y a beaucoup de gens qui veulent se présenter et c'est très compliqué aujourd'hui de constituer des listes.

On manque souvent de personnes, de femmes notamment, parce qu'il y a la parité.

Donc n'hésitez pas à vous manifester et vous pourriez être surpris, on a probablement besoin de vous quelque part.

Orateur 2

Et dites-vous que rien n'est inutile.

C'est-à-dire que le plus petit coup de la plus petite cognée, disait Pasolini, répété suffisamment sur le chêne le plus fort, le plus gros et le plus vigoureux, finissent quand même par l'abattre ?

Et donc, ça, il ne faut pas croire, participer parfois à des manifestations sans arrêt, on connaît des gens qui militent depuis 40 ans, 50 ans, infatigablement, et qui parfois ont forcément des moments de doute.

Eh bien, il faut savoir que pourtant, une ou deux fois dans leur existence, un acte militant a permis des choses assez impressionnantes.

Je vous disais au début que cette petite vidéo, que je ne considère même pas comme un acte militant à titre personnel, je suis rentré à la maison en disant à mon épouse, oh là là, j'ai...

J'ai vraiment fait l'influenceur qui gueule sur les réseaux sociaux.

Bon, elle a quand même eu un impact, de fait.

Orateur 5

Encore une fois, il y a beaucoup de gens qui se sont dit « je ne suis pas le seul à être choqué par ça, ça fait du bien ».

Je pense sincèrement que c'est quelque chose qu'on sous-estime, ce besoin de sentir qu'on partage les mêmes problèmes.

Orateur 2

Tout à fait.

Et là-dessus, il y a une citation, alors je n'ai pas la citation exacte, mais le raisonnement de Solzhenitsyn qui disait que le meilleur moyen d'être un dissident, c'est de refuser d'être l'un des maillons de la chaîne du mensonge.

Et donc, parfois, mener une simple existence droite, avoir une communauté naturelle, saine, bien s'occuper de ses enfants, et en sus, refuser absolument d'être l'un des maillons de la chaîne du mensonge, c'est-à-dire

refuser au boulot ou en famille d'entendre certaines choses tirées de la propagande de notre chère République, etc., c'est déjà un acte de résistance énorme.

Et avoir le courage, quelles qu'en soient les conséquences.

C'est-à-dire que si demain, dire « il y a trop d'Afghans dans ma ville » doit être passible de prison, eh bien, il faut aller en prison.

Je suis désolé, mes chers amis, mais j'ai des gens dans ma famille plus ou moins proches qui me disent « oui, mais Jean-Eude, tu fais courir des risques à ta famille, tu nous fais courir des risques, etc.

» Mais rendez-vous compte que si vous n'agissez pas maintenant,

vos enfants vont grandir dans un espèce de melting pot entre le Bangladesh et les favelas.

Donc il faut le faire.

Et franchement, il vaut mieux aller en prison que vivre dans cette espèce de société qui est en train de se déliter et qui est insécuritaire, malsaine, appauvrie, etc.

Vous ne pourrez pas vous faire votre petit cocon.

Orateur 5

En plus, encore une fois, je pense que la prison est évidemment une question qui se pose quand on est un militant assez engagé.

Parce qu'aujourd'hui, on a certaines figures qui se démarquent.

Mais si demain, c'est réellement un mouvement de masse, ils ne pourront pas...

mettre des millions de Français en garde à vue ou en prison.

Ça n'existe pas, pas dans cette ampleur.

Encore une fois, on est à plus de 80% de la population qui s'accorde sur des sujets, par exemple, comme l'immigration.

Des cas de répression massif, il y en a eu dans l'histoire où on mettait des centaines de personnes en prison.

Évidemment, pourquoi pas des milliers, des millions ?

Ça n'existe pas.

Donc,

Si tout le monde se dit « je vais mettre ma pierre à l'édifice, je vais m'engager, je vais suivre le mouvement, je vais prendre des risques, mais j'ai conscience qu'en faisant ça, je vais peut-être provoquer des vocations dans mon entourage et petit à petit, on va être de plus en plus nombreux », c'est aussi comme ça qu'on renverse la balance et que, paradoxalement, on diminue les risques pour soi et pour ses proches en termes de répression légale.

Orateur 2

Tout à fait, sachant que 90% du temps, et même plus, vous ne courez aucun risque.

Surtout, vous pouvez militer ou faire des dons dans des associations ou vous investir de diverses manières sans courir aucun risque et pour autant être tout à fait utile à vos idées.

Orateur 5

Oui, c'est ça.

En fait, chacun doit avoir son rôle selon ses capacités, selon sa vie, ses contraintes.

Il y a ceux qui vont prendre des coups, qui vont afficher leur tête.

Je pense que ça tient sincèrement parfois à la vocation.

Orateur 2

Moi, j'ai une tête à claques, donc je fais pour prendre des coups.

Orateur 1

Voilà, c'est comme ça.

Orateur 5

Et voilà, il y a ceux qui vont être journalistes et qui vont se lever à 5h tous les matins, comme Maëlys et moi, pour pouvoir vous délivrer cette information qui, parfois, a du mal à passer par ailleurs.

Et puis, il y a ceux qui, en fait, vont travailler toute la journée et puis, à la fin du mois, feront un don à telle association qui va s'engager pour défendre leurs enfants contre l'idéologie woke ou bien une association plus militante ou bien qui va organiser des universités d'été de jeunesse.

Il y en a plein.

D'ailleurs, si vous avez besoin d'idées, on peut vous donner des noms quand vous voulez.

N'hésitez pas à nous demander.

Mais voilà, chacun a son rôle à jouer.

Ça peut être des mères de famille qui se retrouvent pour, encore une fois, essayer de délivrer une éducation peut-être plus correcte à leurs enfants en parallèle de ce qu'ils pourraient avoir à l'école.

Il y a toujours un moyen.

Et surtout, je pense que chacun peut être extrêmement inventif.

Donc,

posez-vous faites le point dites-vous voilà moi en l'état actuel qu'est-ce que je peux sacrifier est-ce que c'est du temps de l'énergie de l'argent qu'est-ce que je peux sacrifier sans mettre en péril malgré tout l'équilibre familial quels sont les sacrifices auxquels sont prêts mes proches par exemple je pense que Jean-Luc Gana a une épouse merveilleuse qui lui permet aussi

de mener ce combat-là, mais posez-vous ces questions-là, demandez-vous quelles sont vos qualités, ce que vous avez à apporter, et une fois que vous avez fait les points, eh bien, feu !

Demandez-vous comment faire fructifier ça, et honnêtement, je pense que ça apportera aussi une grande satisfaction à ce que disait Jean-Yves Gana, une grande liberté intellectuelle qui, aujourd'hui, n'a pas de prix.

C'est un sacrifice qui est souvent immense dans bien des domaines, mais il y a aussi un réel retour sur investissement.

Je pense que

J'en ai peu le dire.

Quand il voit justement que sa garde à vue, derrière, ça provoque des mouvements, qu'il y a des gens qui se disent « Oui, moi aussi, je vais partager mon réel, on va pouvoir se regrouper sur les réseaux sociaux, etc.

» On va remettre sur la table le sujet de la liberté d'expression.

Il y a des élus qui vont franchir le pas, sauter le pas, franchir le cap de soutenir les militants de terrain.

Ça lui procure une grande satisfaction.

Quand Maëlys et moi, on se rend à des événements et qu'on vous rencontre et qu'il y en a certains qui nous disent « Voilà,

On est tellement heureux de pouvoir vous entendre le matin parce que ça nous change.

Vous êtes notre dernier espoir.

Merci de nous donner cette information.

Quand tous les matins, on voit que vous êtes des centaines, des milliers à nous suivre, quand on sait que certains d'entre vous écoutent la radio toute la journée, on en a rencontré, c'est une immense satisfaction.

Donc, engagez-vous et vous le verrez, ça porte du fruit et c'est réellement gratifiant.

Orateur 2

Sans compter que...

Pour vos proches.

Pardon, et puis il y a d'autres questions d'auditeurs, mais sans compter que 48 heures avant la chute du mur de Berlin, personne ne se doute que le mur de Berlin va s'écrouler.

Et éloignez les défaitistes.

Franchement, conseil dans la vie.

Il y a de l'espoir.

Voilà, tous les gens qui disent non mais c'est pas possible.

C'est fou.

Et ronchonner devant CNews ou même en écoutant Radio Courtoisie, ça ne servira à rien.

Ceux qui attendent l'homme providentiel aussi.

Orateur 5

L'homme providentiel, c'est vous.

Soyez l'homme providentiel de votre vie, de celle de vos proches, de vos enfants.

Rendez-les fiers de vous et ce sera déjà énorme.

Si un jour on a une grande figure qui débarque, tant mieux, on se rangera derrière elle.

Mais n'attendez pas ça.

On a d'autres questions d'auditeurs ?

Orateur 4

Oui, il y a une question qui revient pas mal dans le chat, et vous devez le savoir, je me suis rendue à Londres le 13 septembre dernier pour cette grosse mobilisation qui a été organisée par Tommy Robinson, qui vous a soutenu d'ailleurs, donc s'il nous écoute, j'imagine qu'il vous le remerciait.

Il y a un point qui est, à mon sens, assez clair et surtout réaliste, c'est que les Français, malheureusement, j'ai bien l'impression qu'ils se lèvent rarement dans la rue.

Est-ce que vous pensez qu'un jour, on pourrait, rêvons, on pourrait avoir une manifestation d'une telle ampleur ?

Franchement, comme à Londres, à Paris ou dans je ne sais quelle grande ville de France, avec une mobilisation qui est composée de plusieurs centaines de milliers, voire de millions de personnes.

Vous pensez que le peuple français est capable de ça ?

Orateur 2

Je pense que le peuple français est capable de ça.

Je pense que le peuple français est long à la détente, très long à la détente, mais on l'a vu avec les Gilets jaunes, parfois il se réveille sans que personne ne s'y attende et il fait très très mal.

Et les gens aiment bien regarder vers l'étranger, ils ont raison d'être impressionnés par les manifs de Tommy Robinson, mais ce dont il faut se souvenir, c'est qu'il y a 10 ans, à part quelques militants identitaires, personne ne connaissait les mobilisations lancées par Tommy Robinson.

Elles n'avaient pas l'envergure qu'elles ont désormais, et ce qui a payé, c'est la détermination.

Donc, je pense que les choses sont possibles.

C'est très facile d'être un million dans la rue.

Il suffit qu'il y ait un million de personnes convaincues qu'il faut venir dans la rue.

Donc, les gens qui nous écoutent et qui, parfois, sans doute, paraissent un petit peu ou se disent qu'il n'est pas utile de se rendre un hommage pour Lola ou pour Philippine ou autre, eh bien, vous avez tort.

Et plutôt que d'admirer les manifs de Tommy Robinson, que je remercie au passage, eh bien, contribuez à ce qu'elles adviennent

En France, voilà.

Et c'est vraiment possible, vous savez, on a lancé des manifestations un peu partout en France régulièrement, ou des hommages lorsqu'il y a eu des faits horribles, des assassinats monstrueux, etc.

Et parfois, ça a payé, nous à Angers, la dernière manifestation, nous n'étions pas un million, certes,

Mais selon la presse, je ne sais plus, nous étions 200 ou 300, ce qui a enjet pour une manif d'ultra droite est inédit.

Et il y avait là beaucoup de gens, même des élus municipaux de villes du coin, qui n'étaient pas du tout à l'origine favorables à nos idées.

Donc tout est possible pourvu que l'on travaille intelligemment.

Orateur 5

La gauche parle souvent de l'international réactionnaire.

Et donc, est-ce que justement, cette affaire, ça ne nous rappelle pas qu'elle existe peut-être ?

Parce qu'on l'a dit, vous avez eu des soutiens bien au-delà des frontières françaises jusqu'aux États-Unis.

On a des gros influenceurs américains qui ont relayé, que ce soit ma vidéo d'appel qui vous...

Vous appelez tous à communiquer, à partager vos photos et vos vidéos avec le hashtag Montrons le Réel, mais aussi votre vidéo, Jean-Eude, celle de vos avocats.

Il y a un retentissement international.

On est encore une fois bien plus nombreux et bien plus soudés que ce qu'on pourrait l'imaginer ou le ressentir.

Orateur 2

Tout à fait, et c'est assez rassurant.

Ça ne veut pas dire d'ailleurs qu'il faille copier à tout prix tout ce qui se fait à l'étranger, mais il y a beaucoup de gens partout à travers le monde et le monde européen, le monde blanc pour utiliser un gros mot, enfin le monde européen ou le monde blanc pour élargir tout le reste de l'Occident.

qui pensent comme nous et qui rêvent comme nous de réussir à libérer les populations de leur chaîne.

La gauche a souvent raison lorsqu'elle nous critique.

Quand elle dit qu'il y a une internationale réactionnaire, il ne faut pas s'en offusquer.

C'est vrai, nous ne sommes pas tout seuls.

C'est d'ailleurs bien la preuve que nous ne sommes pas

si anachroniques et ringards qu'ils voudraient bien le faire croire par ailleurs.

Parce qu'en réalité, ce que nous ressentons, ce que nous dénonçons, ceci est partagé par des gens dans beaucoup de nos pays alliés ou frères.

Orateur 5

On parle souvent du lien entre...

Les forces de l'ordre, en tout cas la justice, la façon dont la police, les forces de l'ordre sont utilisées et la politique.

Est-ce que vous, quand vous étiez en garde à vue, Jean-Eude, vous avez eu la sensation qu'en réalité, justement, les simples policiers qui étaient autour de vous partageaient une partie de votre constat et de votre critique de la situation actuelle ?

Orateur 2

Ça dépend vraiment des forces de l'ordre, mais clairement dans mon expérience militante au sens large, j'ai constaté que bien souvent, certaines d'entre elles se sentaient un peu démunies, se sentaient démotivées, avaient l'impression que leur métier avait de moins en moins de sens, parce qu'elles en avaient marre d'obéir à des ordres iniques, d'avoir l'impression de lutter contre leur propre peuple.

Donc voilà, oui, il y a bien sûr des gendarmes et des policiers qui sont de notre côté.

Pour le moment, certains régimes, il faut le dire, qui n'est pas vraiment de notre côté, qui luttent contre son propre peuple.

Ça ne veut pas dire qu'il faille jeter systématiquement la pierre à tous les gendarmes ou à tous les policiers de droite, mais ça veut dire qu'il faut avoir conscience que cette institution est une institution adverse pour le moment.

Donc nous n'avons pas le pouvoir.

Et surtout, il ne faut jamais oublier qu'un certain nombre de commissaires, de responsables hiérarchiques, etc., et même d'hommes du rang d'ailleurs, sont des ennemis politiques.

Des ennemis politiques.

Permettez-moi de citer un des anciens leaders du réseau enjeu antifasciste, Abel Prestovski, qui aux dernières nouvelles a réussi, quand je tape son nom sur internet, à un concours d'officiers de police judiciaire.

Donc voilà, il ne faut pas oublier que sous des dehors de neutralité républicaine, sachant que la République n'est pas neutre, la République c'est un projet déjà, sous des dehors de neutralité républicaine, nous avons quand même beaucoup d'adversaires sous les uniformes en bleu.

Orateur 5

Est-ce que vous avez la sensation dans votre militantisme d'assister à ce fameux sursaut conservateur, en tout cas un mouvement anti-immigration ?

Est-ce que vous avez le sentiment d'être à ce moment de bascule où justement l'opinion publique a été bouleversée ?

Orateur 2

Oui, j'en suis convaincu, mais qu'en fera-t-on ?

Et là est la vraie question que doivent se poser toutes les personnes à droite, tout le camp conservateur, tous les radicaux, etc.

C'est très bien, les gens sont contre l'immigration désormais parce qu'ils sont un peu décomplexés, parce qu'ils se rendent compte des conséquences néfastes de l'immigration-invasion.

Mais il faut revenir un petit peu peut-être aux causes de l'immigration.

Il faut réfléchir à pourquoi nous ne faisons plus d'enfants.

Il faut essayer de comprendre de quoi l'immigration est-elle le nom.

Quels sont les manques que l'immigration vient pallier ?

Est-ce que le système économique actuel peut se passer d'immigration ?

Il y a toutes ces questions qui se posent.

Et donc, à la fois ce réveil des gens est très...

Rafraîchissant, salvateur, réconfortant.

Et en même temps, la bataille est très loin d'être gagnée.

Parce que si nous nous contentons de revenir à la France des années 80, nous retournerons tôt ou tard à celle de l'an 2025.

Donc là-dessus, sursaut conservateur, oui.

Mais il ne faut pas se contenter d'autosatisfaction, comme je le vois parfois avec beaucoup d'agacement.

Orateur 5

Il y a un spectateur qui demande comment peut-on changer le comportement des juges ?

Je pense qu'en réalité, il faut... Joker !

Non, mais je pense qu'en revanche, ce que ça soulève comme question, c'est pourquoi la droite n'a-t-elle pas investi ce terrain-là plus tôt ?

Parce qu'on l'a dit, mais si aujourd'hui, il y a tant de problèmes dans le système éducatif, dans le système judiciaire, c'est aussi parce que la droite s'est un peu détournée.

Orateur 1

Alors,

Orateur 5

Du système judiciaire, moins.

C'est quand même une filière qui était prisée.

Mais tout ce qui est culturel et éducatif, si aujourd'hui c'est aux mains de la gauche, c'est parce que pendant de longues années, on s'en est détourné.

Je pense que si demain, on veut d'autres juges dans nos tribunaux, d'autres professeurs dans nos universités, en fait, il faut que les jeunes aujourd'hui qui souhaitent s'engager, ça peut être d'ailleurs une façon de s'engager, se disent « moi,

dans 5 ans, dans 10 ans, je serai dans un tribunal et j'essaierai de faire mon métier justement, avec honnêteté, j'éviterai de placarder l'idéologie ambiante dans tout ce que je peux faire, ou bien je serai professeur, je serai dans des facultés et j'essaierai d'enseigner

de belles choses aux futurs étudiants.

J'essaierai de leur apprendre à penser et pas leur fabriquer un cerveau tout prêt pour les gros postes qui sont déjà complètement happés par la gauche.

Orateur 2

Bien sûr.

Et puis, il faut aussi que nous réfléchissions parfois à d'autres solutions.

Je pense qu'on est trop souvent dans la facilité.

C'est-à-dire qu'on va dire remigration sans réfléchir à comment, factuellement, on peut imaginer remigrer les gens.

On réfléchissait la dernière fois avec Julien Roche, est-ce qu'on peut retirer la nationalité à tout le monde ?

Est-ce qu'il n'y a pas une partie des immigrés auxquels on devrait donner un statut de citoyen, mais particulier, qui ne leur donnerait pas exactement les mêmes droits ?

Il y a beaucoup de choses aussi à réfléchir.

C'est-à-dire que la gauche produit beaucoup de conneries, mais parce qu'elle réfléchit beaucoup.

Nous, à droite, on a l'impression qu'on en dit moins, ce qui n'est pas totalement vrai, mais aussi parce qu'on ne propose rien à part un retour dans le passé, bien souvent.

Orateur 5

Oui, une vision critique, mais pas vraiment de solution ou de proposition concrète.

On est très très fort pour le constat, mais un peu moins pour les solutions.

Orateur 2

Et concernant la justice, je ne comprends pas que les partis de droite ne poussent pas des propositions telles que le contrôle des juges, la vérification de leurs décisions a posteriori parfois, lorsqu'un crime ignoble se produit.

Il faut que les juges soient mis face à leurs responsabilités.

Or, nous avons des juges totalement irresponsables.

Mais irresponsables pas au sens « ils sont dingues », irresponsables au sens « ils ne leur aient jamais rien reproché, même quand ils commettent des erreurs criminelles ».

Orateur 5

Et ils ont intégré ce mode de fonctionnement comme étant la norme, si bien qu'il y a quelques mois, Jean-Yves Le Gallou, par exemple, s'est retrouvé devant la justice parce qu'il a exprimé son étonnement vis-à-vis d'une décision de justice.

Et donc, ça n'a pas plu.

La magistrate en question, il me semble que c'était une procureure de Paris.

à la traîner devant la justice parce qu'elle estimait que Jean-Yves Le Gallou n'avait pas le droit de remettre en question, en tout cas même pas de remettre en question, plutôt de donner son avis sur une décision de justice.

Alors, fort heureusement, il a été relaxé.

Mais bon sang, quelle est cette dérive ?

Orateur 2

Oui, c'est le retour du crime de lèse-majesté, mais là, appliqué beaucoup plus souvent qu'il ne l'était sous l'Ancien Régime.

C'est absolument lunaire.

Orateur 5

Oui.

Encore une fois, vous le voyez, il y a plein de choses à faire.

Pensez-vous... J'ai beaucoup apprécié votre vidéo avec M. Rochdy dans mon pays, basique, mais pensez-vous que les Français pourront revenir à des réflexions pareilles ?

Je ne comprends pas tout.

Orateur 2

Je pense que si on commence à se demander à ce que les gens vont nous écouter ou pas, on a déjà perdu.

Le but, c'est de convaincre et on n'a pas le temps de se poser la question, de savoir si vraiment on va convaincre ou pas.

Je pense qu'on peut le faire.

D'abord, l'expérience le prouve.

J'aime bien citer mon père, Pascal Gana, que j'aime beaucoup d'abord, parce qu'il m'a donné la vie.

Et qui a participé à un certain nombre de choses dans notre famille d'idées.

Et qui m'a rappelé que la première fois qu'il se présentait pour la droite nationale à la fin des années 70 ou au début des années 80, il faisait le score de 0,25%, je crois.

et que les premiers pellets de Chartres auxquels il a participé et pour lesquels je crois il était responsable des relations avec la presse, ils étaient 200.

Heureusement que les organisateurs de ces mouvements militants ou de ces pèlerinages ne se sont pas dit à l'époque « est-ce que vraiment on va convaincre le monde ?

» Non, l'histoire est faite par des minorités actives, par ceux qui savent dire non et pas par les valets des courtisans, comme le disait Pasolini, deuxième fois que je cite un auteur de gauche décidément.

Donc, il ne faut pas désespérer.

Et quand bien même on n'aurait pas la victoire absolue, totale, etc., tout ce qu'on fait laisse une trace et permet des changements sur le long terme.

Orateur 5

J'aimerais bien qu'on parle un peu d'Union européenne parce que, pareil, c'est l'un des commentaires qui est le plus revenu, notamment encore une fois sous ces vidéos avec le hashtag « montrons le réel ».

Beaucoup, beaucoup de gens qui disaient « mais de toute façon, arrêtez de montrer ce réel ou de pointer du doigt ces clandestins qui se comportent mal dans vos rues, le véritable fond du problème ».

C'est l'Union Européenne, c'est elle qui nous impose tout ça, et tant qu'on sera dedans, on ne pourra pas régler le problème.

Donc en fait, vous vous attaquez aux fruits alors qu'en fait, il faudrait couper l'arbre.

Orateur 2

Oui, alors c'est le même raisonnement que certains amis monarchistes ont à propos du régime.

C'est-à-dire, en fait, si on abat la République, tout va être sauvé.

Mais non, non, je ne crois pas.

Orateur 5

Il y a des pays qui sont... C'est une autre question qu'on vous posait.

Qu'est-ce que vous pensez ?

Orateur 2

Est-ce que vous êtes légitimiste ?

Je ne suis pas républicain.

Je suis arépublicain.

C'est-à-dire que ça...

Vraiment, je me sens imperméable à ça.

Mais pour revenir d'abord à la première question, l'Union européenne, évidemment qu'il faut critiquer, voire détruire l'Union européenne si on ne peut pas la changer de l'intérieur.

Mais d'abord, je fais partie des gens qui pensent que la France est quand même un des gros pays de l'Union européenne, que sur certains sujets, elle pourrait imposer un rapport de force, que la Hongrie de Viktor Orban a réussi, malgré des amendes, etc.

Je ne dis pas que c'est sans difficulté, mais en tout cas, à s'éviter les politiques migratoires pour l'instant.

et qu'il y a des pays qui ne sont pas dans l'Union Européenne et qui sont envahis quand même, je pense notamment à la Suisse.

Donc, ce que je veux dire par là, c'est que je ne suis pas un ami de l'Union Européenne, je suis plutôt philosophiquement souverainiste, mais il faut...

arrêter, vous savez, les mythes stérilisants.

Et je pense que la sortie de l'Union européenne à tout prix et comme préalable à tout espoir de changement, de même que la fin de la République à tout prix et comme préalable à tout changement, sont un peu des mythes stérilisateurs, même si, encore une fois,

Je préférais qu'on sorte de l'Union Européenne et j'aimerais beaucoup qu'on arrête ce régime ridicule et grandiloquent qui s'appelle la République Française.

Mais je pense que souvent c'est une excuse pour ne rien faire, de trop vouloir faire de la politique au niveau macro, de regarder les institutions, etc.

Et pour avoir côtoyé pas mal de souverainistes en étant au Front National à une époque, j'ai souvent déploré.

que ceux-ci soient plus attachés à la sauvegarde d'un État français avec ses fonctionnaires, etc.

plutôt qu'à la sauvegarde du peuple français.

Moi, je veux marcher sur mes deux jambes, donc je ne suis pas purement et seulement et simplement un identitaire.

Je suis aussi pour qu'on ait des institutions conformes à notre peuple et au bon sens et à la cellule naturelle qu'est la nation.

Mais je suis aussi pour la décentralisation, je suis aussi pour plein d'autres choses et j'ai aussi conscience que l'Europe est

C'est un continent au XXIe siècle et qu'on est obligé de coopérer quand même avec d'autres pays.

Enfin bref, ces questions en gros des institutions sont passionnantes.

Mais je pense que parfois, elles sont un moyen de se détourner de choses plus concrètes et beaucoup plus à notre portée surtout.

Maintenant, je vous promets que si demain, on est à ça de prendre le pouvoir et que même on l'a, la question de la sortie de l'Union européenne, on se la posera vraiment et franchement.

Pour le moment, ce n'est pas là-dessus que moi, Jean-Luc Gana, je peux influer, je crois.

Orateur 5

La question du vote blanc qui se pose aussi et qui rejoint un peu cette façon dont on se positionne vis-à-vis des institutions.

Il y a un spectateur qui disait qu'aujourd'hui, on est quand même une majorité à voter blanc.

Qu'est-ce que vous en pensez ?

Orateur 2

Je constate que les gens sont élus, nos dirigeants sont élus lors d'élections avec des abstentions records, avec beaucoup de votes blancs et qu'ils se considèrent quand même comme légitimes.

Donc je dirais que je comprends les abstentionnistes, je comprends les gens qui votent blanc, mais encore une fois, ça ne suffit pas.

Orateur 4

Selon vous, quel serait le régime idéal ?

Parce que dans notre famille d'idées, il y a beaucoup de monde qui sont pour les Etats-Unis d'Europe.

Est-ce que vous, c'est quelque chose qui vous plairait ?

D'un point de vue pragmatique déjà, est-ce que c'est possible ?

Orateur 2

Franchement, je ne sais pas.

Il y a deux nations qui rêvent d'unifier l'Europe régulièrement au cours de l'histoire européenne.

C'est les Français et les Allemands.

Une grande Europe française, pourquoi pas ?

On a vu que les Allemands avaient tendance à aller trop loin et que ce n'est pas la peine.

Orateur 5

Question, que manque-t-il le plus selon vous à la droite pour gagner du terrain ?

Alors la question concernait le terrain culturel, mais moi j'aimerais bien qu'on l'élargisse un petit peu, puisque justement on voit quand même que la droite a quand même gagné énormément de terrain, que ce soit dans les urnes.

mais aussi sur le militantisme de terrain.

Encore une fois, tout l'aspect extrêmement culturel.

Il y a beaucoup d'associations qui se sont créées, qui fonctionnent extrêmement bien.

Elles ont quand même besoin de votre aide.

Donc là encore, engagez-vous, aidez-les à survivre, que ce soit financièrement ou en donnant de votre temps.

Mais voilà, qu'est-ce qu'il manque selon vous, Jean-Eude, pour qu'on ait ce déclic et enfin ce mouvement de bascule ?

C'est-à-dire qu'on sent qu'on monte, les choses n'ont pas vraiment encore basculé.

Comment pourrait-on faire ?

Orateur 2

Je ne sais pas, je n'ai pas réponse à tout.

Orateur 5

Il est presque 23h, je vous pose des cols.

Orateur 2

Non, non, non, je n'ai pas réponse à tout.

J'ai toujours une grande méfiance vis-à-vis des toutologues.

Mais concernant la culture, il y a un truc qui me marque et je me mets dans le lot, c'est que les militants de droite, bien souvent, veulent défendre la civilisation européenne, etc.,

mais ne vont pas beaucoup à l'opéra, ne lisent pas beaucoup, ne s'intéressent pas beaucoup au théâtre, à la musique, à la peinture, même contemporaine d'ailleurs.

Et que très clairement, si on veut gagner sur le terrain culturel, encore faudrait-il que déjà nous y intéressions plus et que par conséquent nous soyons en condition de produire.

Voilà, c'est mon regard extérieur.

Personnellement, je n'ai pas cette vocation, je crois, même si évidemment l'un de mes rêves c'est de pouvoir un jour être chanteur de cabaret, mais la culture avec un grand C, non, ça j'ai pas.

Orateur 5

Comment est-ce que vous vous positionnez vis-à-vis des milliardaires Bolloré, Sterrin ?

Un bilan peut-être de leur action.

Est-ce que vous le trouvez plutôt positif ou négatif ?

Orateur 2

Franchement, je vois beaucoup de gens qui sont très critiques à l'égard de Bolloré, Sterrin, etc.

Et j'ai quand même un peu de mal à comprendre.

On peut souligner qu'ils ne pensent pas totalement comme nous sur certains sujets, notamment concernant Bolloré.

Mais j'ai du mal à comprendre comment on peut cracher dans la soupe quand on a des grosses puissances financières qui, tout à coup, se mettent à venir plutôt vers nous.

C'est plutôt à nous d'être suffisamment convaincants, d'être suffisamment dynamiques, d'être suffisamment une source d'espoir pour notre peuple, peut-être pour réussir à capter ces flux financiers.

Voilà, c'est tout.

Moi, je suis très content que, même si je ne suis pas un aficionados de ces news, je suis très content que ces news existent.

Il faut vraiment avoir oublié ces cours d'éducation civique et le fait que la télé autrefois, c'était uniquement le contenu de ces cours d'éducation civique totalement gauchisants et crétins.

pour se dire il faut supprimer ces news.

Maintenant évidemment ça ne suffit pas et je ne regarde pas ces news personnellement.

Content que ça existe en tout cas.

Orateur 5

Non, parce que vous écoutez Radio Courtoisie, donc vous ne pouvez pas tout faire.

Comment est-ce que, encore une fois, vous avez vous positionné dans les semaines, les mois à venir vis-à-vis des réseaux sociaux ?

Il y a énormément d'influenceurs, de militants, patriotes, identitaires, nationalistes qui ont investi ce terrain parce que, notamment grâce à Elon Musk, il y a une plus grande liberté de ton, on a aussi des...

canaux comme Telegram.

Mais on voit, encore une fois, que lorsque la justice s'en mêle, ça peut être finalement assez instable.

Comment est-ce que vous vous positionnez vis-à-vis de ces canaux ?

On sait qu'il y a aussi énormément de bêtises, il faut le dire, qui peuvent circuler, par ailleurs.

Orateur 2

Bien sûr.

Alors, je ne me considère pas comme un influenceur.

Ça m'a fait bizarre hier de voir le bandeau CNews, Jean-Yves Gana, influenceur.

Non pas que je méprise tous les influenceurs, mais c'est que je pense que la plupart... Vous faites des vidéos TikTok, coup de gueule, Jean-Yves Gana, il va falloir se faire une raison.

Mais toujours est-il que les influenceurs ont bien des mérites quand même dans l'avancement de nos idées et que l'utilisation des réseaux sociaux, que je néglige beaucoup trop, ou en tout cas que je ne fais pas de manière suffisamment sérieuse et militante, est indispensable.

Maintenant, comme vous venez de le dire, la grosse réponse de Normand.

Ça peut être interdit du jour au lendemain.

Il suffit qu'un compte très influent saute parce qu'Instagram l'a décidé pour que tout s'écroule.

Et c'est pourquoi, même si moi je vais essayer d'utiliser plus mes réseaux sociaux parce que je vois que ça peut avoir de l'impact, je vais continuer à soutenir et à travailler à des initiatives beaucoup plus humbles, moins bruyantes, mais plus concrètes.

Locos associatifs, universités d'été, etc.

Parce que je pense que l'avenir est là aussi.

Orateur 5

« La solution ne viendrait-elle pas de l'union des contre-révolutionnaires comme une chouannerie des temps modernes ?

» Question qu'on vous pose en direct sur YouTube, Jean-Luc.

Orateur 2

Alors, j'aimerais beaucoup, mais je ne crois pas que nous soyons très nombreux.

Voilà.

Hélas, je ne crois pas que les contre-révolutionnaires soient très nombreux.

Maintenant...

Je vois toujours avec sympathie les courants contre-révolutionnaires, je vois toujours avec sympathie les personnalités monarchistes s'exprimer ou les prétendants au trône.

Bref, tout ça me plaît, mais je crois que c'est à mille lieux des préoccupations de nos concitoyens.

Et ça, il faut vraiment en être conscient.

c'est que, avant de vouloir le retour du roi, ou plutôt avant de penser qu'il est possible, parce qu'on peut le vouloir, ma foi, peut-être faudrait-il permettre à nos concitoyens de ne plus se faire planter par un afghan à la sortie du supermarché, d'avoir de quoi se défendre, de rencontrer d'autres concitoyens éveillés et en colère, des lieux pour se réunir, des journaux pour...

écrire des radios pour converser, etc.

Encore une fois, la question de l'institutionnel, pour passionnante et fondamentale qu'elle soit, doit passer, étant donné l'urgence, après des choses beaucoup plus concrètes, je crois.

Orateur 5

Oui, parce que je pense qu'avec cette volonté de lancer un mouvement qui vous incite à montrer le réel, c'est aussi, je pense, l'occasion pour les Français de réaffirmer effectivement les sujets qui les préoccupent aujourd'hui.

Chaque année, au moment des élections, on a des sondages qui sortent.

On nous dit que ça va être le pouvoir d'achat, c'est l'immigration.

Mais de temps en temps, on essaie de nous dire que quand même, l'écologie, machin.

En réalité, je pense que

les préoccupations des Français, c'est celles qui vous viennent tout de suite là en tête quand on vous dit, demain, qu'est-ce qui va vous inquiéter quand vous allez vous réveiller ?

Et je pense que réaffirmer ces thématiques-là, c'est aussi extrêmement important.

Parce qu'en les affirmant, c'est aussi comme ça qu'on...

On va mettre un terme à tout le baratin qu'on peut entendre encore une fois sur les grandes chaînes nationales où on passe notre temps à nous diffuser encore une fois des reportages sur la montée du terrorisme d'extrême droite.

Encore une fois, si quelqu'un l'a vu passer, on est preneur de l'information.

des grands reportages sur l'écologie, des grands reportages sur ces femmes qui se font liguer sur les trompes pour ne pas avoir d'enfants.

C'est à mille lieux des préoccupations des Français.

Donc, réimposons aussi ces thématiques, réimposons nos inquiétudes comme étant véritablement incontournables dans le débat public.

Orateur 2

Bien sûr.

Et ça ne veut pas dire, encore une fois, que les questions institutionnelles et tout ne soient pas intéressantes.

Mais il faut qu'on travaille à ce qu'elles deviennent pertinentes pour tout le reste de la population.

Orateur 5

Il nous reste un peu plus de cinq minutes, Jean-Eude.

Est-ce que vous voulez le mot de la fin ?

Je vois qu'il y a encore quelques questions.

Orateur 2

Je vais répondre aux questions.

J'ai beaucoup parlé, alors le mot de la fin, je ne sais pas.

Orateur 5

Après, il y a pas mal de questions sur le fait des choses très factuelles.

Est-ce que vous avez été violenté en garde à vue ?

Orateur 2

Non, pas du tout.

Orateur 5

Encore une fois, ça montre le décalage qu'il y a entre la perception qu'on peut avoir des gardes à vue et le décalage énorme qu'il y a justement avec votre situation et se dire qu'ils se retrouvent en garde à vue.

Dans l'imaginaire de beaucoup de gens, c'est quelque chose de délirant, la garde à vue.

Orateur 2

Non mais le motif était délirant.

Maintenant, moi personnellement, j'ai un frère qui a fait six mois de prison.

J'ai rencontré beaucoup de gens qui avaient fait de la prison et plus longtemps et pour des choses plus courageuses.

Parce que fondamentalement, je ne considère pas que j'ai été courageux.

Donc non, je ne suis pas traumatisé.

La garde à vue a été assez facile finalement.

Orateur 5

Une autre spectatrice qui demande si vous risquez encore des choses, c'est l'occasion de rappeler que vous allez bel et bien avoir un procès.

Orateur 2

Tout à fait, je comparais le 6 mai, je crois, et je pense qu'on organisera un gros rassemblement de soutien, parce qu'encore une fois, la peur doit changer de camp.

Donc à Angers, le 6 mai, aux alentours de 13h30, je pense.

Orateur 5

On sera évidemment au rendez-vous.

Et il y en a d'autres qui demandent quels sont vos projets pour la suite.

Également un spectateur qui a demandé quelle était votre activité professionnelle.

Et je pense que c'est une question à laquelle vous ne souhaitez pas forcément répondre précisément.

Orateur 2

De toute façon, les gauchistes le savent, je suis traiteur.

Je ne vais pas remettre en ligne le nom de ma société, mais je suis traiteur de spectateurs.

Orateur 5

Ça vous va les tomates, Jean-Luc ?

Orateur 2

Ça me va très bien, ça me va très bien.

Non, non, mais donc je suis traiteur.

Et ensuite, mes projets pour la suite, eh bien, continuer à... J'ai emménagé avec mon épouse dans une maison qui était littéralement en ruine.

Voilà, lorsqu'on est rentré dedans, nous n'avions pas de fenêtres, mais des planches à la place des fenêtres.

Donc continuer à essayer de la... Elle est vraiment bien, votre épouse.

Oui, elle est vraiment bien.

continuer à essayer de nourrir ma famille d'améliorer la maison et politiquement continuer à essayer de vraiment développer le mouvement Chouan, vraiment développer les initiatives locales continuer à essayer d'assister à mes chroniques sur Radio Courtoisie sans être pris ou par la vie professionnelle ou par la police vous n'avez plus Twitter, vous n'avez plus que ça donc continuer à faire ce que je faisais déjà en essayant de le faire mieux ma foi et il y a Fabrice qui vous propose une bière aussi

Mais là, je ne peux pas, c'est interdit, on est au jus de pomme.

Orateur 4

Jus de pomme aux gazeuses.

Testez le mélange, il est excellent.

Qu'est-ce que vous répondez, Jean-Eude, à ces jeunes qui, par exemple, sont soucieux, autant que nous, de l'état de la France, surtout du futur qui lui est réservé, notamment lorsqu'on voit des très jeunes gens avoir leur nom déjà sur la presse de gauche.

On ne va pas leur faire de publicité davantage, on les connaît déjà davantage.

Bien tous, notamment ceux qui ont peur pour leur avenir professionnel, parce que forcément, quand on a un nom, son nom en l'occurrence, qui fuit dans la presse, évidemment, ça peut être quelque chose d'assez repoussoir.

Vous, avec votre long pédigré, si j'ose dire, en termes de militantisme politique, qu'est-ce que vous leur conseillez ?

Orateur 2

De ne jamais dire des choses ou de ne jamais faire des choses qu'il pourrait regretter ou qu'il ne serait pas capable d'assumer devant 3 millions de personnes.

Ça évitera déjà, ça permet de faire le bon choix dans les propos qu'on tient ou dans les activités militantes et la manière de militer qu'on va avoir.

Comme ça, ça évite d'avoir des condamnations inutiles ou son nom dans la presse.

Et puis, quand pour de bonnes raisons, votre nom finit par sortir.

D'abord, c'est rare.

90% des militants, franchement, sont tranquilles facilement.

Et si par malheur votre prénom finit par sortir, d'abord sachez que nos idées progressantes c'est de moins en moins un frein professionnel, qu'ensuite nous ne sommes pas sur terre uniquement pour manger, accumuler des richesses et que les difficultés ça fait partie de la vie et que c'est parfois ce qui permet de faire notre salut.

Et que enfin, je dis ça parfois en forme de provocation à certains jeunes militants, je leur dis oui, bon écoute, c'est vrai que ton avenir professionnel va peut-être en prendre un coup, mais d'aucuns ont un avenir professionnel, d'autres ont un destin.

C'est ce que je leur dis en riant, mais c'est une manière de dire que le militantisme, c'est une aventure aussi assez exceptionnelle.

Et si par malheur et de manière minoritaire, certains se retrouvent totalement embêtés professionnellement, qu'ils sachent que l'avenir leur réserve peut-être des surprises plus exaltantes qu'une belle carrière dans le tertiaire.

Orateur 5

Il y a aussi beaucoup, beaucoup de solidarité.

C'est quelque chose qu'on voit régulièrement.

Il y a Noir Radio Courtoisie.

Fut un temps, on faisait aussi circuler des offres d'emploi.

C'est pas rare qu'on reçoive des demandes, on met des gens en contact.

Je sais que ça se fait par ailleurs, encore une fois, dans des associations, dans le milieu militant.

C'est aussi un tissu de relation qui fait que vous ne vous retrouvez jamais seul.

Et je pense que se retrouver justement à s'inscrire dans cette dynamique d'opposition, ça crée aussi beaucoup de liens, encore une fois, entre les gens.

Et donc une cohésion que vous ne retrouvez pas effectivement dans la vie de tous les jours avec vos simples collègues.

Orateur 2

Je me permets juste pour conclure une petite remarque, c'est que pour être tranquille professionnellement, créez-vous des interdépendances, installez-vous dans des zones géographiques stratégiques, organisez votre existence et choisissez vos carrières professionnelles de sorte à être libres.

libre de ce que vous pensez, libre de ce que vous dites, libre de l'endroit où vous allez pouvoir scolariser vos enfants.

Et cette communautarisation est le meilleur moyen.

Alors bien sûr, c'est en contrepartie, il y a d'autres dépendances, il y a d'autres choses que de vivre dans les grandes villes en gagnant beaucoup d'argent.

Mais croyez-moi, vous allez y gagner en humanité et en bonheur.

Orateur 5

Vous pouvez conclure en nous parlant un peu de la situation à Segrès, parce que c'est une question que je ne vous ai pas encore posée, mais beaucoup qui demandent le niveau de délinquance.

Orateur 2

Alors, Segrès n'est pas non plus le Far West, mais je me rappelle que lorsque nous y sommes arrivés, j'avais 4 ans, j'habitais rue de Minguet, et il y avait une musulmane qui était d'ailleurs en burqa intégrale à l'époque, parce que la loi n'avait pas été votée pour interdire ça.

Et il y a eu un kebab qui a ouvert et je me souviens très bien que mon père pestait contre ça en disant ça y est, ils arrivent chez nous, etc.

Je me souviens qu'il y avait un gang qui s'appelait la Segré Nique Tout.

Il y avait des tags SNT un peu partout qui étaient une bande de 7-8 blancs en crise d'adolescence que j'ai recroisés par la suite, qui étaient franchement vraiment de la toute petite délinquance, des mecs qui fumaient deux pétards sur le chemin de fer.

Orateur 5

Ils sont devenus quoi ?

Orateur 2

Boy du travail, son père de famille, voilà.

Mais il n'y avait pas de délinquance telle qu'il y en a aujourd'hui.

Alors même si ce n'est pas devenu le Far West, il y a maintenant des voitures qui brûlent, beaucoup plus de vols, qui ne sont pas toujours le fait de l'immigration d'ailleurs, qui sont aussi le fait que la société se délitant, les familles explosant, etc.

Il y a beaucoup de jeunes qui sont paumés.

Mais il y a quand même une immigration galopante qui contribue à ce phénomène.

Cependant, Segrès reste une ville de province plutôt sympathique.

Orateur 5

En quelques mots, on va pas tarder à devoir couper.

Est-ce qu'on peut peut-être rappeler aux spectateurs comment, en fait, dès aujourd'hui, ils peuvent s'engager avec nous ?

Peut-être déjà en rejoignant ce mouvement qu'on a essayé de lancer suite à la garde à vue de journée de Ghana.

Je vous proposais à tous de suivre le mouvement qui avait été lancé

Donc de vous aussi partager votre quotidien avec des photos, des vidéos.

Jean et Ghana, moi-même, d'autres personnalités et des réseaux sociaux ont montré leur visage en tournant ces vidéos.

En réalité, j'en profite pour faire passer le message, c'est à la portée de chacun, on ne vous demande pas de vous afficher.

Une simple photo peut suffire, vous n'êtes pas obligés d'apparaître dessus.

Si vous n'avez pas les moyens de la communiquer vous-même ou que vous voulez éviter, justement, de partager ça sur vos propres réseaux sociaux, envoyez-la nous.

On se fera un plaisir de la repartager avec, justement, la localisation.

Et je pense qu'on va essayer de continuer à développer ce mouvement-là dans les jours qui viennent, Jean-Luc.

Orateur 2

Tout à fait.

Et vous pouvez, dans votre village, dans votre quartier, imprimer des tracts anonymes qui ne soient pas injurieux, mais qui dénoncent la situation, qui proposent aux gens de se rassembler, de se rencontrer, etc.

Franchement, il est très facile de s'engager en réalité.

Il y a mille et une manières.

Donc faites-le, soutenez financièrement nos organisations, nos radios, même ma petite cagnotte.

Bref, on a beaucoup besoin d'argent dans les trucs militants pour les locaux, pour tout.

Et on fait parfois des miracles, parfois pas de miracles, mais avec trois bouts de ficelle.

Donc, s'il vous plaît, donnez, donnez, donnez.

Il y en a besoin pour permettre le redressement de ce pays.

Orateur 5

On en profite.

Je voulais proposer à Stéphane de prendre la parole, mais il me fait signe qu'apparemment, ce n'est pas possible.

Non, voilà.

Mais effectivement, j'en profite pour vous rappeler que Radio Courtoisie compte énormément aussi sur vos dons pour qu'on puisse continuer à soutenir les figures comme Jean-Luc Gana.

Il y en a bien d'autres.

Je pense que si vous suivez nos émissions tout au long de la journée, vous vous en rendrez compte.

Il y a déjà des noms qui doivent venir en tête.

Le premier combat, c'est évidemment de leur donner cette visibilité.

On voit qu'aujourd'hui, nos dirigeants, les procureurs s'y attaquent frontalement.

Nous sommes en première ligne pour essayer de contrebalancer ce pouvoir-là.

Il faut nous aider, il faut aider la parole libre.

Ensuite, engagez-vous, partagez des vidéos, partagez votre quotidien, votre réel.

Parlez-en avec les gens autour de vous.

Vous le verrez, on est beaucoup plus nombreux que ce qu'on pense.

Orateur 2

Et refusez d'être l'un des maillons de la chaîne du mensonge.

Orateur 5

Voilà, c'était les mots de la fin.

Merci beaucoup Maëlys.

Je tiens d'ailleurs à souligner que dans la vidéo qu'on a tournée jeudi après-midi, Maëlys était avec moi derrière la caméra.

Merci à elle de m'avoir suivie.

Merci Maëlys.

On se rendait à la gare, donc on a toutes les deux assisté à ce que j'ai pu filmer.

Ça me fait un témoin, au cas où.

Merci beaucoup, Jean-Luc, encore une fois, pour votre engagement.

Merci d'être chroniqueur chez nous.

Aujourd'hui, plus que jamais, ça confirme le rôle de Radio Courtoisie.

Merci de militer au quotidien pour faire en sorte que, justement, la parole de ces millions de Français qui, pour l'instant, ne sont pas encore attendus puissent quand même résonner.

Je peux vous dire déjà à jeudi prochain matin, j'espère, si vous êtes en liberté.

Orateur 1

Je serai là.

Orateur 5

et puis voilà encore une fois merci à vous tous de nous avoir suivis ça fait chaud au coeur de voir que vous étiez si nombreux aussi tard on vous souhaite une excellente semaine n'hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux d'ailleurs j'en profite pour vous dire qu'on relaiera régulièrement les communications de Jeux de Ghana qui lui-même est pour le moment privé de X donc voilà suivez nos réseaux sociaux engagez-vous avec nous écoutez la radio soutenez Jeux de Ghana et puis on continue